La réforme des retraites a obtenu l'aval de l'Assemblée, mais pas sans créer des frictions. Les deux motions de censure n'ont pas réussi à rassembler la majorité nécessaire, avec un écart de seulement 9 voix pour la motion transpartisane du groupe Liot, qui a recueilli 278 voix contre 287 requises. Cette situation laisse un goût amer pour l'exécutif.
Des critiques acerbes à l'encontre de l'exécutif
Lors des débats, Charles de Courson, représentant du groupe Liot, a dénoncé un "déni de démocratie" et a critiqué les manœuvres du gouvernement, affirmant que cette réforme ne garantirait pas un équilibre du système des retraites. Sa déclaration retentissante, "La France au bord du précipice", a suscité des applaudissements des oppositions.
De son côté, Laure de Valette du RN a évoqué les "contournements" du gouvernement liés à la pension minimale, accusant Emmanuel Macron de "trahir les Français". Elle a décrit cette réforme comme "profondément injuste" et a lancé un défi au Président : "Chiche, allons à la dissolution!".
Un climat de défiance envers le pouvoir exécutif
Mathilde Panot, porte-parole de LFI, a souligné le mécontentement général et le mépris exprimé dans la presse européenne à l'égard du gouvernement. Elle a prédit que cette réforme serait bientôt perçue comme une ancienne loi, sous la pression d'une mobilisation qui se prépare. Olivier Marleix, président du groupe LR, a condamné la méthode du président, évoquant les leçons à tirer de la crise des gilets jaunes.
Aurore Bergé, chef du groupe majoritaire, a tenté de justifier le recours au 49.3, mais son allocution n'a pas reçu l'écho espéré. La faible présence de la majorité a accentué la perception d'une désunion au sein du camp présidentiel.
Élisabeth Borne sauvée pour l'instant
En fin de compte, Élisabeth Borne a réussi à maintenir son poste, mais de manière précaire. Le soutien de la majorité semble compromis, et l'unité de gouvernance paraît remettre en question l'efficacité de l'exécutif. Une majorité fragilisée face aux rébellions des députés, laissant entrevoir des temps complexes pour la Première ministre et son équipe.







