La pension de réversion est un revenu versé au conjoint survivant d'une personne décédée, basé sur une partie de sa retraite. Toutefois, pour en bénéficier, il faut être marié. Ainsi, les concubins et les partenaires pacsés n'ont pas droit à cette pension.
Le fonctionnement de la pension de réversion
Ainsi définie, la pension de réversion représente une fraction de la retraite d'un assuré décédé, versée par la Sécurité sociale dans le secteur privé. En règle générale, cela correspond à 54 % de ce que percevait le défunt. Étant donné qu'elle est soumise à des critères d'attribution, son montant peut varier.
- Les bénéficiaires doivent percevoir un montant minimum, fixé annuellement. En janvier 2021, ce montant était de 291 euros par mois si le défunt avait cotisé au moins 60 trimestres.
- Des augmentations sont possibles : par exemple, si le survivant a atteint l'âge de la retraite à taux plein et que ses revenus ne dépassent pas un plafond, la pension peut être majorée de 11,1 %.
Certaines majorations s'appliquent également en fonction du nombre d'enfants à charge, reflétant une volonté de soutien aux familles.
Conditions d'éligibilité stricte
Comme évoqué, la pension de réversion est uniquement accordée aux époux. Pour bénéficier de cette aide, le conjoint survivant doit avoir atteint 55 ans (dans le secteur privé) au moment du décès, tandis qu'aucune condition d'âge n'est exigée pour les conjoints de fonctionnaires.
En revanche, les couples en concubinage ou liés par un PACS en sont exclus. À l'inverse, les ex-conjoints d'un défunt, même remariés, peuvent prétendre à cette pension. L’allocation est alors partagée proportionnellement entre le partenaire survivant et les ex-époux.
- Pour les fonctionnaires, une durée minimale de mariage (4 ans) est exigée pour que le conjoint survivant puisse bénéficier de la réversion.
- En revanche, pour les salariés du secteur privé, la durée de mariage n'entre pas en ligne de compte.







