Le géant suédois de l'électroménager, Electrolux, a annoncé ce jeudi un plan de levée de 9 milliards de couronnes, soit environ 830 millions d'euros, pour accompagner une réorganisation de sa production mondiale. Ce plan prévoit la suppression de 3.000 emplois à travers le globe sur deux ans.
Selon un communiqué de l'entreprise, l'objectif de cette initiative est d'"améliorer l'efficacité à tous les niveaux de son organisation", en mettant un accent particulier sur l'optimisation de son empreinte industrielle pour renforcer sa flexibilité.
Employant presque 39.000 personnes, Electrolux a également révélé un partenariat stratégique avec le fabricant chinois Midea pour créer une joint-venture. Cette société aura pour mission de reprendre une portion de la production d'Electrolux en Amérique du Nord, entraînant la suppression d'environ 1.500 postes dans cette région.
L'usine d'Anderson, en Caroline du Nord, spécialisée dans la fabrication d'équipements de réfrigération, verra ses opérations se concentrer vers les équipements de lavage. En revanche, la joint-venture créée prévoit de recruter 1.200 personnes d'ici 2028.
Electrolux a également annoncé la fermeture de son usine au Chili et l'arrêt de la production à Jaszberény, en Hongrie, ce qui représente la suppression de 400 et 600 emplois respectivement. Cette décision fait partie d'un effort plus large pour rationaliser la production et réduire les coûts.
Le produit de l'augmentation de capital sera en grande partie investi dans le partenariat avec Midea, à hauteur de 1 à 1,5 milliard de couronnes, ainsi que dans le plan de réorganisation pour environ 2 à 2,5 milliards de couronnes.
De plus, 4 à 5 milliards de couronnes seront alloués à l’amélioration de la santé financière du groupe, essentielle pour naviguer dans un marché fortement concurrentiel et pour mener à bien les initiatives stratégiques nécessaires.
La holding Investor AB, actionnaire majoritaire d'Electrolux avec près de 18% des parts, a déclaré son intention de participer à l'augmentation de capital à hauteur de sa part. Les banques Morgan Stanley et SEB ont également sécurisé la souscription du montant restant.







