Ce lundi 18 mai, le Sénat a, sans surprise, voté une nouvelle fois en faveur de la transposition de l'accord négocié entre les partenaires sociaux. Cet accord propose de limiter la durée d'indemnisation des demandeurs d'emploi après une rupture amiable à 15 mois pour les moins de 55 ans, et 20,5 mois pour les plus âgés. Ce texte avait été précédemment rejeté à l'Assemblée nationale, un coup dur suite à une mobilisation insuffisante des députés pro-gouvernementaux, qui avaient été dépassés par l'opposition de gauche.
Les critiques concernant cet accord, signé en février par des organisations comme le Medef et la CFDT, n'ont pas manqué. La CGT et la CFE-CGC ont choisi de ne pas y participer. Ce texte, nécessaire pour donner un cadre législatif aux changements, avait, selon certains, été perçu comme une attaque contre les droits des chômeurs.
La gauche, divisée au Sénat, a exprimé des réserves. Les écologistes Zélia Rebière et Raymond Poncet Monge ont souligné que cette réforme "pénalise les travailleurs" sans imposer de nouvelles contraintes aux employeurs, ce qui pourrait fragiliser encore davantage les chômeurs.
Jean-Pierre Farandou, un des soutiens de la réforme, a insisté sur les bénéfices économiques qu'elle pourrait engendrer : "Près d'un milliard d'euros d'économies par an, ainsi que 15.000 retours à l'emploi chaque année". La prochaine étape pour cette réforme critique sera le vote des députés, prévu le 26 mai, après une séance de Questions au gouvernement qui devrait rassembler de nombreux parlementaires.







