À la suite d'un accord-cadre, le ministre des Affaires étrangères iranien a déclaré que les négociations entre les États-Unis et l'Iran devraient commencer ce vendredi. Ce jour-là, un protocole doit être signé, rendant ainsi le détroit d'Ormuz à nouveau ouvert.
"Nous allons probablement débuter ce nouveau cycle de pourparlers vendredi, dans un lieu à définir," a affirmé Abbas Araghchi. Après plusieurs mois de conflits ayant causé des milliers de décès, notamment en Iran et au Liban, les deux pays ont finalement trouvé un terrain d'entente sur des points clés qui seront formalisés lors de la réunion de vendredi.
Selon Téhéran, la signature se déroulera en Suisse, avec en présence du vice-président américain JD Vance et du négociateur principal iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Ces derniers ont déjà signé le document par voie électronique, tout comme le président américain, qui a voulu démontrer sa volonté de trouver une solution favorable.
Le contenu de l'accord, qui sera rendu public prochainement, sera relativement général, selon JD Vance, bien que des discussions autour de la présence de Donald Trump aient eu lieu lors du sommet du G7 en France.
- Un répit diplomatique -
Ali Vaez, expert à l'International Crisis Group, analyse que cet accord n'apporte pas de progrès significatif dans le dialogue entre les deux nations. Il stigmatise la persistance d'un fossé immense sur des sujets majeurs tels que le programme nucléaire iranien et la levée des sanctions. Cependant, cet accord pourrait offrir un répit stratégique pour la diplomatie, permettant une pause dans la violence actuelle pour tenter de renouer le dialogue.
Les marchés, quant à eux, espèrent une stabilisation, avec une récente baisse des prix du pétrole imputée à cet accord et à la réouverture potentielle du détroit d'Ormuz, crucial pour le commerce mondial des hydrocarbures.
En dépit des promesses, l'Iran a déclaré qu'il ne reviendrait pas à la situation d'avant le conflit, imposant à présent des frais pour les services aux navires transitant par ses eaux.
Le président américain a salué le mouvement des navires dans ce détroit, invitant le monde à relancer les activités commerciales tout en prévenant des mesures à venir de la part des États-Unis, notamment la levée du blocus naval en vigueur depuis avril.
- Vers des discussions épineuses -
Les 60 jours suivants s'annoncent cruciaux, les discussions abordant les divergences persistantes autour du programme nucléaire iranien et de la levée des sanctions américaines qui pèsent lourdement sur l'économie locale.
Alors qu'Israël et les États-Unis restent méfiants à l'égard des ambitions nucléaires de l'Iran, le climat de défiance réside néanmoins entre les acteurs de cette négociation, à l'ombre des précédents échecs. Abbas Araghchi a mis en garde contre les antécédents d'engagements non tenus.
Par ailleurs, il a souligné l'importance de mettre fin au conflit au Liban, où les forces israéliennes affrontent le Hezbollah pro-iranien.
En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé que ses troupes resteront mobilisées tant que nécessaire dans la région, tandis qu'à Téhéran, certains citoyens espèrent que cet accord permettra enfin une reprise économique tant attendue. Cependant, des doutes persistent quant à la vraie volonté des États-Unis de respecter leurs promesses, une appréhension partagée par de nombreux Iraniens interrogés par l'AFP.
Alors que la tension demeure, le premier match de l'Iran lors de la Coupe du monde 2026 sur le sol américain prend une résonance symbolique forte pour le pays, entre espoir et méfianceface à l'avenir.







