La situation chez Ferroglobe à Livet-et-Gavet, en Isère, est devenue plus précaire alors que la direction a décidé de prolonger le chômage partiel de trois mois, jusqu'au 31 mars 2026, en raison d'un marché du silicium actuellement affaibli par des importations en provenance d'Asie et d'Amérique du Sud.
Depuis le 1er octobre 2025, les deux fours de l'usine sont à l'arrêt, et ce prolongement a jeté un voile d'incertitude sur l'avenir des 130 employés. Patrick Champin, élu au comité social et économique (CSE) et délégué syndical CGT, exprime une inquiétude palpable : "Nous pensions que la situation s'améliorerait, mais cette prolongation accrue ne fait qu'accroître nos interrogations sur la pérennité de nos emplois. Nous craignons des mesures encore plus sévères après cette date. Que va-t-il se passer ?"
D'après les analyses du marché, la chute significative des prix du silicium provoquée par les importations a contraint Ferroglobe à revoir ses mesures d'exploitation. Le marché européen, déjà difficile, se voit affecté par une reconfiguration du secteur suite aux sanctions américaines sur certains produits. L'expert économique Jean-Luc Moreau souligne que cette chaines d'approvisionnement a favorisé la concurrence déloyale, causant de graves répercussions pour les entreprises locales.
Les employés interrogeaient : "Après le 31 mars, serons-nous en mesure de redémarrer ?" La crainte d’un éventuel licenciement collectif plane sur l’usine, d'autant plus que seuls les services de maintenance sont encore opérationnels pour préparer un éventuel redémarrage. "La pelotonne d'incertitude a un impact psychologique fort sur notre équipe", ajoute Patrick Champin.
La direction, consciente de ces inquiétudes, a convoqué un CSE qui se tiendra le 22 janvier pour fournir des éclaircissements. Pendant ce temps, le service de maintenance s’affaire dans l’ombre, surveillant chaque avancée vers une reprise potentielle de l’activité.
Dans ce contexte, l'avenir de l'usine et de ses employés reste tout à fait incertain, et le soutien des syndicats sera crucial pour naviguer à travers ces turbulences économiques.







