À partir du printemps 2027, l'usine Renault de Cléon, située en Seine-Maritime, s'apprête à assembler un total de 120.000 moteurs électriques provenant de Chine. Cette annonce a été faite lors d'un Comité Social et Économique (CSE) extraordinaire, où la direction a précisé que ces moteurs, nommés Shangaï E-Drive, seront conçus et fabriqués en Chine mais assemblés sur le site de Cléon. Ces moteurs seront intégrés dans les modèles d'entrée de gamme de la marque au losange, tels que les R5 et R4.
120.000 nouveaux moteurs électriques assemblés chaque année à Cléon
Thierry Coquin, secrétaire du syndicat Force Ouvrière, a exprimé son enthousiasme face à cette nouvelle : "C'est une très bonne nouvelle puisque nous allons accueillir une nouvelle ligne de montage, ce qui renforce l'industrie automobile française et soutient l'emploi dans le secteur de la métallurgie". Il a ajouté : "Nos compétences et notre savoir-faire sont reconnus, ce qui est essentiel pour garantir l'avenir de notre site. " Le syndicaliste a également souligné l'importance de maintenir la production sur le territoire français.
Réactions contrastées chez les syndicats
Les réactions des syndicats sont cependant partagées. Si le syndicat FO se réjouit de cette initiative, la CGT, majoritaire à Cléon, adopte une attitude plus réservée. William Audoux, secrétaire CGT à Cléon, a déclaré : "Cette nouvelle ligne de montage va créer 28 emplois, mais elle ne compense pas la perte potentielle d'emplois pour le moteur 6AK, fabriqué intégralement à Cléon". Il s'inquiète que l'assemblage du Shangaï E-Drive puisse cannibaliser le marché du 6AK, qui emploie de nombreux ouvriers.
Dans un communiqué, la CGT Ampère Renault Cléon a assuré qu'elle restera vigilante concernant l'impact de ce projet sur l'emploi et l'avenir de l'usine. Alors que la transition vers l'électrique se profile, l'avenir des employés et l'intégration des nouvelles technologies dans la production restent des enjeux cruciaux.







