À la suite des frappes israélo-américaines, l’Iran a réagi en fermant le détroit d’Ormuz, une route essentielle pour les pétroliers du monde entier. Cela a alimenté les craintes de pénuries et de hausses des prix de l'essence. Dans plusieurs stations-service de Provence, notamment à Plan-de-Campagne, près de Marseille, les automobilistes affluent pour faire le plein.
Ambiance électrique
La tension est palpable. Philippe, un client, témoigne : "C'est la psychose !". En effet, une vingtaine de voitures se sont alignées derrière lui, chacun inquiet des conséquences à venir. Christian souligne l'affluence inhabituelle : "Il y a vraiment beaucoup plus de monde que d'habitude". Patricia, attentive aux prix, note la fluctuation : "Ce matin, c'était 1 euro 64. Maintenant, c'est 1 euro 65. J'entends dire que ça pourrait atteindre deux euros bientôt".
Des clients sont même équipés de jerrycans. "Ils stockent de l'essence ! C'est fou et dangereux" s'insurge un automobiliste. Julie, avec sa jauge dans le rouge, exprime son indignation : "C'est égoïste de faire des réserves alors qu'il y en a qui en ont réellement besoin".
Ne pas créer de pénurie !
La situation au Moyen-Orient perturbe le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, qui transporte environ 20 % du pétrole mondial (20 millions de barils par jour). Les prix des hydrocarbures ont déjà grimpé, avec le baril de Brent atteignant 78,87 dollars après une hausse de 8,23%.
Message de prudence
Dans une interview sur ICI Provence, Francis Pousse, président de Mobilians, incite à la modération : "Il est normal d'être inquiet, mais prenons soin d’éviter l'approvisionnement excessif. Pour l'instant, nous avons du carburant en France et pas de problèmes d'approvisionnement relatifs. Agissons avec discernement et pensons à ceux qui doivent vraiment se déplacer". Mobilians représente environ 160 000 entreprises dans le secteur automobile en France.







