Les députés iraniens ont récemment évoqué l'instauration de frais de passage pour les navires transitant par le détroit d'Ormuz, considéré comme un point stratégique crucial dans le contexte des tensions régionales, rapportent des médias locaux. Cette initiative a été mise en avant lors d'une session parlementaire où la députée Somayeh Rafiei a déclaré : "Nous travaillons sur un plan établi pour que les pays utilisant le détroit d'Ormuz, principalement pour le transport d'énergie et de marchandises, soient soumis à des droits et taxes à la République islamique".
Cette proposition pourrait renforcer l'emprise de Téhéran sur une voie maritime par laquelle transite environ un cinquième du pétrole et du gaz liquéfié mondial. Le détroit, qui sépare la péninsule arabique de l'Iran, a été largement contrôlé par Téhéran depuis le début du conflit exacerbé par des tensions avec les États-Unis et Israël.
Les experts soulignent que cette démarche pourrait avoir des implications significatives sur la circulation maritime mondiale, particulièrement dans un contexte où des sanctions internationales pèsent sur l'Iran. Selon l'analyste politique Ahmad Mostafa, "la monétisation de cette voie pourrait également servir de levier dans les négociations internationales concernant les ressources énergétiques".
En parallèle, des discussions se poursuivent concernant la stabilisation de la situation dans la région, alors que divers acteurs internationaux cherchent à éviter une escalade du conflit. Les implications de cette proposition sur les relations de l'Iran avec d'autres pays, ainsi que sur le commerce mondial, seront à surveiller de près. >> Restez informé avec nous pour plus de nouvelles sur ces développements.







