Suite à un départ inattendu le 25 mars dernier, la capitaine de police en charge de l'enquête sur le double homicide supposément lié à la DZ Mafia est de retour à la barre ce jeudi. Sous une pression intense de la défense, elle a dû répondre à une série de questions concernant l'affaire. "J'étais dans un état qui ne me permettait pas de témoigner. Je préférais m'absenter plutôt que de faire un malaise devant tout le monde..." s'est-elle justifiée.
Lors du procès des présumés leaders de la DZ Mafia, son départ avait provoqué une fronde chez les accusés, qui avaient ensuite choisi de ne pas comparaître jusqu'à son retour. Ce sont surtout des tensions qui ont marqué l’audience, où les accusés ont exprimé leur mécontentement en restant cloîtrés dans leurs cellules.
Le déroulement des investigations contesté
Lors de cette audience, une part significative des échanges a tourné autour de l'enquête, en particulier sur les détails ayant finalement conduit à l'accusation des six individus. Ils sont impliqués dans l'assassinat de Farid Tir, un narcotrafiquant marseillais, survenu dans un hôtel en août 2019.
Les avocats de la défense ont critiqué les éléments à charge, évoquant l'absence de preuves matérielles et remettant en question les déductions basées sur la télcommunication. "Des failles majeures sont visibles dans cette enquête", a insisté l'avocate Me Inès Médioune, en ciblant particulièrement l'ancien trafiquant Driss Oualane, dont le témoignage est contesté. L'enquêtrice a répondue qu'il avait été examiné comme un potentiel suspect mais qu'il ne pouvait pas être tenu pour responsable de l’assassinat.
Cette audience, marqué par des incidents mineurs, a été interrompue par la présidente alors que la défense souhaitait poser davantage de questions. La capitaine de police sera convoquée à nouveau pour un troisième témoignage.
Le procès, qui se poursuit jusqu'au 10 avril, est non seulement un événement judiciaire mais soulève également des questions sur la sécurité et la liberté d’expression au sein des tribunaux, faisant écho à des cas similaires observés récemment dans la région selon un rapport de France 3 Provence-Alpes.







