Un arrêté municipal datant du 7 avril a été émis par la mairie de Toulouse, ordonnant la mise en sécurité immédiate d'un immeuble situé au 24 rue du Général Jean Compans. Cette décision fait suite à une évaluation alarmante menée par les services municipaux, signalant des risques structurels significatifs.
Le rapport, qui repose sur une inspection effectuée le 1er avril, révèle que "le plancher supérieur du rez-de-chaussée est gravement endommagé, avec des lames détruites et des solives affectées par un pourrissement avancé". Il précise également que la structure est fragilisée par des problèmes d'humidité et des infiltrations d'eau répétées, rendant la solidité du plancher préoccupante.
Il convient de noter qu'un incident similaire s'est produit le 30 mars à Bonnefoy, à une distance d'à peine 1,5 km, où une propriété du même type avait déjà été signalée.
Les copropriétaires ont dix jours pour agir
Face à la gravité de la situation, la municipalité souligne l'urgence d'une intervention : "Cette situation compromet la sécurité des occupants, d'où la nécessité d'appliquer cette procédure de mise en sécurité". Les copropriétaires se voient accorder un délai de dix jours pour entreprendre des travaux nécessaires, tels que la sécurisation du plancher et la coupure de l'alimentation en eau dans les logements concernés. En cas de non-respect, la Ville se réserve le droit d'intervenir à leurs frais, avec une majoration de 8 %.
Les mesures immédiates incluent également une interdiction stricte d'accès et d'occupation des logements n°02 et n°07 à n°09, jusqu'à ce que des travaux définitifs soient réalisés.
Des occupants restent malgré l'interdiction
Un point préoccupant demeure : certains résidents ont été observés sur place lors de l'inspection, malgré une interdiction déjà en vigueur pour un des logements. Cela soulève la question de la sécurité des occupants, d'autant plus que la mairie a noté qu'il est impératif de les reloger temporairement face au risque d'effondrement.
Les propriétaires sont tenus de s'occuper de ce relogement dans les 48 heures, sinon la commune pourrait intervenir et facturer les frais.
Des sanctions pour les bailleurs défaillants
L'arrêté rappelle que les bailleurs ont des obligations strictes en matière de sécurité et de respect des droits des occupants. En cas de non-conformité, ils s'exposent à des sanctions sévères, y compris des poursuites pénales pour manquement à leurs obligations. La situation met en lumière non seulement la précarité des logements dans certaines zones, mais également l'importance d'une réaction rapide en matière de sécurité locative.







