Ce jeudi 9 avril, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a effectué une visite à Marseille pour réaffirmer l'importance de la lutte contre la criminalité organisée. Au cœur de son intervention, il a indiqué qu'il souhaite des sanctions plus sévères pour les consommateurs de drogue, accentuant ainsi son engagement après l'assassinat de Mehdi Kessaci l'année dernière.
Dans le cadre de son déplacement, une opération de contrôle de la consommation de drogues a été organisée dans le quartier des Réformés, emblématique de l'essor du trafic de drogue dans la ville. Le ministre a évoqué le projet de loi RIPOST, qui propose d'augmenter les amendes pour les consommateurs de drogues de 200 à 500 euros, une mesure qui a suscité des réactions mitigées parmi les habitants.
Comme le souligne un jeune homme rencontré sur place, "Je trouve que cette amende, c'est plus du racket que de la prévention", une opinion partagée par Nicolas, un client d'un bar local, qui estime qu'il faut plutôt s'attaquer aux revendeurs. En dépit des réticences exprimées par les usagers, le ministre persiste, affirmant que cette sanction est nécessaire pour contrer l’alimentation du trafic.
Un policier de la brigade VTT a détaillé à Laurent Nuñez le modus operandi : "Nous identifions d'abord les consommateurs pour les verbaliser, avant d'interpeller les vendeurs". Ces opérations marquent une volonté claire de la part du gouvernement de rassurer la population face à la montée de la violence liée aux trafics.
Une action coordonnée police-gendarmerie pour la lutte contre la criminalité organisée
Le ministre a souligné lors d'une conférence de presse que la lutte contre la criminalité organisée est une priorité gouvernementale, avec des chiffres de délinquance en constante augmentation. "Les statistiques montrent une hausse de 14 % en 2025 et 23 % depuis le début de cette année", a-t-il alerté.
Laurent Nuñez a annoncé la désignation de la direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) pour coordonner les actions des forces de police et de gendarmerie contre la criminalité organisée. Il a précisé que cette nouvelle organisation vise à améliorer la collaboration entre différents services, afin de mieux lutter contre les réseaux criminels.
Ce renforcement des synergies entre les différents acteurs est essentiel pour devenir plus efficace face à un phénomène en constante évolution. "Nous décloisonnons les services pour qu'ils travaillent en meilleure cohésion", a finalement conclut le ministre, affirmant son désir de voir des résultats concrets dans cette lutte incontournable.







