L'objectif principal de cette initiative est d'assurer la continuité des services essentiels et de stimuler l'activité économique dans les pays affectés. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) a récemment annoncé qu'elle injectera cinq milliards d'euros en 2026 dans des pays durement touchés par le conflit au Moyen-Orient, notamment l'Irak, la Jordanie, le Liban, la Cisjordanie et Gaza. L'institution a souligné que « l'impact économique et social du conflit se fait déjà sentir », indiquant « des perturbations des voies commerciales et des chocs énergétiques », selon un communiqué.
Créée en 1991 pour faciliter la transition des anciennes économies soviétiques, la Berd a étendu sa portée, incluant désormais des pays du Moyen-Orient, ainsi que d'autres régions comme l'Afrique du Nord. En plus des pays directement touchés, l'institution prévoit d'apporter son soutien à « un premier groupe de pays voisins » affectés, notamment l'Égypte, la Turquie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan.
La situation actuelle, aggravée depuis le 28 février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran, a été marquée par l'annonce récente d'un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran. Cependant, la persistance des attaques israéliennes au Liban soulève des inquiétudes quant à la durabilité de cette trêve. La Berd note que « l'ampleur des répercussions dépendra de l'évolution de la situation », ce qui reste préoccupant pour la stabilité des économies locales.
En outre, selon Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, le conflit pourrait entraîner une hausse du nombre de personnes vivant dans l'insécurité alimentaire, estimée à environ 45 millions à travers le monde. La Berd insiste sur le fait que son soutien sera crucial pour « apporter un soulagement immédiat en soutenant l'activité économique, stabilisant le secteur financier et garantissant la continuité des services essentiels ».
Elle prévoit de collaborer étroitement avec les gouvernements, les donateurs et les institutions financières pour maximiser l'impact de cette aide. Les répercussions de la guerre au Moyen-Orient sur l'économie mondiale soulignent l'urgence d'une action coordonnée pour éviter un déclin plus profond des économies déjà fragiles.







