La situation locative à Marseille est intense : avec des prix au mètre carré encore accessibles par rapport à d'autres grandes villes françaises, la cité phocéenne se positionne comme un acteur clé du nouveau dispositif Jeanbrun, en vigueur depuis le 20 février. L'actualité immobilière de la région est en pleine mutation.
À Marseille, la crise du logement n'est pas une simple théorie, mais bien une réalité palpable. Les files d'attente devant les agences immobilières sur le boulevard Longchamp, les annonces de location parties en un clin d'œil et une baisse de l'offre locative de 10 % en 2025 témoignent de cette problématique. Par ailleurs, la vente immobilière aux investisseurs particuliers a chuté de 41 % dans le premier trimestre de 2025, selon la Fédération des Promoteurs Immobiliers. Ce retournement est en grande partie dû à la fin du dispositif Pinel et à la montée des taux d'intérêt.
Face à cette situation, le dispositif Jeanbrun, impulsé par Vincent Jeanbrun, ministre du Logement, s'appuie sur l'article 47 de la loi de finances 2026. Son ambition est claire : stimuler l'investissement locatif privé avec un système d'amortissement fiscal qui remplace l'ancienne réduction d'impôt de type Pinel. À Marseille, les premières analyses soulignent un fort potentiel d'adoption de ce dispositif, souvent jugé adapté aux réalités locales.
Les experts immobiliers, tels que ceux de l'agence Zone Immo, préconisent une vigilance accrue. "Marseille pourrait bien bénéficier de cet élan, surtout si l'on considère les enjeux d'accessibilité au logement dans cette métropole", explique un analyste local. En effet, l'intérêt grandissant pour ce nouveau cadre pourrait rassurer les investisseurs, tout en offrant des solutions aux locataires en difficulté.







