Le 23 avril, un ancien fonctionnaire de police de 47 ans a été mis en examen dans le cadre de l'affaire de Maria, une jeune vendeuse de 19 ans, victime de violences policières lors d'une manifestation des Gilets Jaunes à Marseille.
Les événements se sont produits le 8 décembre 2018. Alors que Maria traversait le Vieux-Port, elle a été touchée par un tir de flash-ball avant d'être entourée et brutalement frappée par des agents de la force publique. La gravité des blessures, dont un traumatisme crânien, a nécessité une intervention chirurgicale. Selon Médiapart, l'accusé, Laurent A., est soupçonné d'avoir porté les coups de matraque. En garde à vue, il s'est montré peu coopératif, contrairement à d'autres suspects souhaitant témoigner.
Malgré la lourdeur des charges, le juge a ordonné un contrôle judiciaire, permettant à l’ancien policier de rester en liberté, suscitant l'indignation parmi les défenseurs des droits humains. « Ce qui s'est passé ce jour-là à Marseille étaient des actes inqualifiables », a déclaré Brice Grazzini, l'avocat de Maria.
Les preuves contre la police s'accumulent, et ces dernières semaines, plusieurs autres agents ont également été mis en examen. En octobre 2025, six hommes de la police des transports ont été concernés, tandis que d'autres témoins ont décrit une situation alarmante de pression pour dissimuler la vérité.
Maria, qui a survécu à l'agression, continue de vivre avec de graves séquelles physiques et psychologiques. Un neurochirurgien lui aurait même affirmé : « Tu devrais être morte ». Son avocat souligne que l'acharnement de sa défense, ainsi que le travail assidu de la juge Karine Lebrun, ont permis de relancer cette affaire, compromettant ainsi l'impunité dont bénéficiaient certains agents.
Alors que le combat pour la vérité s'intensifie, cette affaire révèle des dysfonctionnements profonds au sein des forces de l'ordre, avec des éléments corroboreés par des témoignages de policiers témoins des faits. Un appel à la justice pour mettre fin à la culture du silence dans la police est désormais plus que jamais à l'ordre du jour.
Brice Grazzini conclut : « Nous devons nous battre pour que de tels abus ne se reproduisent jamais. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons restaurer la confiance entre la police et la population. »







