Le MV Hondius, récemment touché par un foyer d'hantavirus ayant causé trois décès, navigue vers les îles Canaries, où les 150 personnes restantes sur le navire devront être évacuées le 9 avril. Selon Antoine Flahault, épidémiologiste à l'Université Paris Cité, une mise en isolement des passagers est envisagée durant la période d'incubation du virus.
Le navire, après avoir quitté le Cap-Vert, a mis le cap sur Tenerife. Les passagers ainsi que l'équipage sont confinés à bord jusqu'à leur transfert prévu à partir du 11 avril. Trois passagers, en plus de deux membres d'équipage malades, ont déjà été évacués par vols médicalisés. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a pour l’instant un avis optimiste, estimant que le risque de propagation mondiale est faible et que la situation n'est pas comparable aux débuts de la pandémie de Covid-19. Cependant, Flahault reste prudent : "Il y a plusieurs scénarios possibles et nous ne savons pas lequel se concrétisera".
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Pr Antoine Flahault, épidémiologiste à l'Université Paris Cité, avance que les autorités pourraient ne pas être aussi optimistes. "Il y a un foyer de contamination préoccupant sur ce bateau; le virus s’y transmet facilement et présente une virulence élevée, avec déjà trois décès et plusieurs cas de pneumonies graves". Décrit comme un virus circulant depuis 1995 en Amérique latine, principalement en Argentine et au Chili, l'hantavirus andin reste sous surveillance, mais, selon Flahault, il n’a jamais franchi les frontières jusqu'à présent. Ainsi, malgré les inquiétudes, les experts estiment qu'une explosion de cas semble peu prévisible, bien que la situation demeure incertaine.
L’hantavirus andin n’est pas nouveau, on le connaît, contrairement au Covid quand il est arrivé.
Pr Antoine Flahault, épidémiologiste à l'université Paris Citéà franceinfo







