Les investigations autour de la sécurité de la Promenade des Anglais, où s'est déroulé l'attentat tragique du 14 juillet 2016, viennent de franchir une étape clé. Selon des informations rapportées par BFMTV, plusieurs perquisitions ont été effectuées dans des édifices institutionnels à Nice les 15 et 16 juin, afin de recueillir des éléments sur l'organisation de cet événement fatal.
Ces actes s'inscrivent dans le cadre d'une information judiciaire ouverte au tribunal de Marseille, sur des chefs d'accusation variés allant de l'homicide involontaire à la mise en danger d'autrui. Une équipe de trois juges d'instruction, accompagnée du parquet, a conduit ces perquisitions dans divers lieux tels que la préfecture et les locaux de la police nationale et municipale.
Quatre personnes sous le statut de témoin assisté
Dans le cadre de cette enquête, quatre personnalités ont été placées sous le statut de témoin assisté : l'ancien préfet Adolphe Colrat, son directeur de cabinet de l'époque, François-Xavier Lauch, l'ancien maire de Nice, Christian Estrosi, et son ancien premier adjoint. Cette décision marque les premières perquisitions connues depuis le transfert de l'affaire vers un pôle spécialisé à Marseille au début de l'année 2024.
Les victimes de cette tragédie, qui a coûté la vie à 86 personnes et fait plus de 400 blessés, se battent depuis des années pour que ceux responsables de la sécurité le soir de l'attentat soient tenus pour responsables. Plusieurs mouvements s'élèvent, soutenus par des experts en sécurité affirmant que les mesures mises en place étaient inadéquates, et que des leçons doivent être tirées de cet épisode tragique pour éviter qu'une telle catastrophe ne se reproduise.
Le procès des complices du terroriste a déjà eu lieu, avec des condamnations allant de deux à 18 ans de prison, mais le sentiment d'injustice demeure, et des voix continuent de s'élever pour exiger des comptes de la part des autorités.







