«Cette attitude harcelante, menaçante et obsessionnelle est très préoccupante et doit cesser,» déclare le tribunal en substance. Un homme de 41 ans, pris au cœur d'une affaire alarmante, a été condamné pour avoir ignoré les interdictions de contact avec son ancienne compagne. De novembre 2022 à juillet 2023, il a échangé 1621 messages avec elle, continuant à la harceler malgré une ordonnance de protection.
La victime, visiblement anxieuse, confie : «Je ressens énormément de stress. Je ne peux jamais être seule. Je gare ma voiture sous caméra, regardant toujours derrière moi par crainte d'être suivie. Il est impulsif, et cela me fait peur.» (source : Le Parisien) Son ex-partenaire, en revanche, se concentre sur ses droits de garde et semble minimiser la gravité de son comportement. «Je ne comprends pas pourquoi l'on m'enlève du temps avec mes enfants. Je souhaite leur dire que je me suis battu pour eux,» a-t-il déclaré en s'exprimant devant le tribunal, comme rapporté par France Info.
Les représentants du ministère public s'alarment de la dynamique actuelle : «Cette situation doit s'arrêter. Les enfants ont peur. Monsieur ne veut pas faire évoluer son comportement et provoque des rencontres. Ma cliente n’en peut plus,» a exprimé Me Christine Roul, l'avocate de la plaignante.
Pour sa défense, Me Isabelle Gillet a suggéré qu'il n'est peut-être pas aussi dangereux qu'il y paraît. Néanmoins, le tribunal n’a pas démérité : le prévenu a été condamné à 20 mois de prison, dont 10 avec sursis, et se voit interdire tout contact avec la victime pendant trois ans, ainsi que le retrait de l’autorité parentale.
Cette affaire met en lumière le vécu des victimes de harcèlement et la nécessité d'une attention continue de la part des autorités judiciaires. Un expert en droit familial commente : «Les cas de harcèlement persistent souvent bien au-delà des mesures légales, ce qui peut avoir des répercussions dévastatrices sur les victimes et leurs enfants.» (source : Le Monde)







