Le tribunal correctionnel de Paris examine ce lundi les graves accusations de violences conjugales visant le rappeur Doums, connu sous le nom de Mamadou Coulibaly. Adèle Exarchopoulos, l'ex-compagne du rappeur et actrice oscarisée, témoigne de violences répétées qui auraient eu lieu de 2017 à 2018 et dont elle a récemment souffert jusqu'à provoquer une incapacité totale de travail (ITT) de deux mois.
À l'audience, qui se déroule à huis clos pour préserver la dignité des parties, Adèle Exarchopoulos, accompagnée de son actuel compagnon, l'acteur François Civil, évoque un tableau alarmant de la relation. Les accusations portées contre Doums incluent des coups portés au visage, des violences physiques telles que le tirage de cheveux, ainsi que des menaces de mort, selon les déclarations faites par le président du tribunal.
La présidente du tribunal a décidé d'un huis clos partiel pour garantir une certaine sérénité durant les débats, une décision motivée par la notoriété des protagonistes et la nature sensible des accusations. Ces violences viennent s'ajouter à un passé judiciaire déjà lourd pour le rappeur, qui accumule plusieurs condamnations liées à des comportements violents envers Exarchopoulos.
"Son casier judiciaire compte déjà trois condamnations pour des faits envers Adèle Exarchopoulos," affirme un avocat présent au procès.
Apparenté à des faits de récidive, Doums se présente détendu à l'audience, mais son comportement est scruté par une audience curieuse de connaître l'issue de ce procès marquant. En effet, l'artiste, également ancien membre du collectif L'Entourage, est suivi par environ 480 000 auditeurs mensuels sur Spotify.
De nombreux experts soulignent l'importance de ce type de procès dans le contexte plus large de la lutte contre la violence faites aux femmes. "Chaque cas médiatique comme celui-ci peut sensibiliser un large public, et cela aide à briser le silence qui entoure souvent ces questions," explique Claire, une militante des droits des femmes.
Le verdict attendu dans les semaines à venir pourrait avoir des implications significatives non seulement pour Doums et Exarchopoulos, mais également pour le discours public sur les violences conjugales en France.







