Le 30 décembre dernier, un gérant de supérette à Reims a contribué à la lutte contre le trafic de drogue en alertant les autorités sur la présence d'un colis suspect. Habitué à gérer des centaines de livraisons, il a ressenti une inquiétude face à ce colis, qui semblait anormalement volumineux. Le gérant, dont la prudence a été saluée par le quotidien L'Union, a rapidement prévenu la police.
À leur arrivée, les agents ont ouvert le colis pour découvrir une véritable cache de drogue : 15 kg d'herbe de cannabis soigneusement emballée dans des caisses plastiques et mise sous vide. Cette saisie importante met en lumière une méthode de plus en plus prisée par les trafiquants : le recours aux points relais et aux lockers pour faire transiter leur marchandise.
Pour identifier le destinataire, les policiers ont installé une surveillance discrète. Rapidement, ils ont pu intercepter un homme lié à l'expédition. Bien que les enquêteurs n’aient pas fourni de détails supplémentaires sur le suspect, ils ont indiqué que les investigations se poursuivent et que les stupéfiants seront détruits conformément à la loi.
Ce type de stratagème n'est pas inédit. Des réseaux criminels en France ont déjà été épinglés pour avoir utilisé des services de livraison comme les lockers d'Amazon afin d'acheminer des drogues depuis l'étranger. En avril 2025, un groupe avait été démantelé dans l’Ouest de Toulouse, révélant ainsi l'ampleur du phénomène.
Les opinions des experts, comme celles du sociologue et spécialiste des drogues, Dr. Jean-Luc Moreau, soulignent l’efficacité de ces méthodes de dissimulation : "Les trafiquants s'adaptent en permanence aux nouvelles technologies pour éviter les détecteurs des forces de l'ordre." Ce constat rejoint les expériences de plusieurs citoyens, comme une habitante de Lauzet-l'Ubaye, qui a récemment découvert un colis de cannabis par erreur, soulignant ainsi la nécessité d'une vigilance accrue face à de telles pratiques.







