Le président américain Donald Trump a annoncé des droits de douane de 25 % sur les pays commerçant avec l'Iran, une décision qui a été révélée le 12 janvier via son réseau social, Truth Social. Cette mesure vise particulièrement des pays comme la Chine, qui a des liens commerciaux importants avec Téhéran. Dans la foulée, l'administration Trump a maintenu l'éventualité d'une intervention militaire, tout en déclarant par la voix de sa porte-parole, Karoline Leavitt, que « la diplomatie reste la première option pour le président ».
Les tensions au sein même de l'Iran augmentent alors que des protestations massives contre le régime continuent après le début du mouvement de contestation le 28 décembre. Les organisations de défense des droits de l'homme, telles que Iran Human Rights (IHR), rapportent un bilan tragique avec au moins 648 morts et environ 10 000 arrestations. Dans le contexte de ces événements, le pouvoir iranien cherche à reprendre le contrôle en orchestrant des contre-manifestations, se traduisant par des rassemblements de soutien gouvernemental dans les rues de Téhéran.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a mis en garde Trump, menaçant de lui donner une leçon « inoubliable », en cas d'attaque. Pendant ce temps, le guide suprême Ali Khamenei a interprété les manifestations de soutien au régime comme un « avertissement » aux États-Unis. Sur le plan international, le ministre chinois des affaires étrangères a affirmé que Pékin « sauvegardera » ses intérêts tandis que Moscou a critiqué les « tentatives d'ingérence extérieure ». De son côté, l'Union européenne envisage des sanctions supplémentaires, avec des leaders européens condamnant fermement la répression en Iran.
Ce climat de tension a conduit la France, par l'intermédiaire d'Emmanuel Macron, à dénoncer « la violence d'État » et à appeler à mettre fin à la répression des manifestants. Sur le terrain, des experts, comme David Rigoulet-Roze de l’Institut français d’analyse stratégique, soulignent que Trump adopte des « déclarations martiales » tout en étant conscient des conséquences imprévisibles d'une intervention directe.
Il est crucial que les observateurs mondiaux continuent de suivre cette situation, alors que l'économie iranienne subit déjà des pressions accrues. La réponse des autorités iraniennes à l'annonce des nouveaux droits de douane pourrait influer de manière significative sur les relations internationales et sur l'avenir des manifestations internes.







