En septembre dernier, l'armée américaine a été impliquée dans une opération controversée où un avion a été déguisé en appareil civil pour attaquer un bateau supposé de narcotrafic, faisant 11 victimes. Cette stratégie, selon le New York Times, pourrait constituer un crime de guerre en raison de la violation des principes de la perfidie comme stipulé dans le droit international humanitaire. Cette information, révélée le 12 janvier, a suscité un débat intense sur les pratiques militaires des États-Unis.
Les frappes, qui ont été justifiées par l'administration américaine comme une réponse à la criminalité liée à la drogue, soulèvent des questions éthiques majeures. Des experts, tels que le professeur de droit international militaire, Jean-Pierre Dubois, affirment que "l'utilisation de méthodes trompeuses dans les conflits armés est non seulement contraire aux règles de la guerre, mais peut également entraîner une escalade des tensions internationales". En effet, l'absence de preuves tangibles concernant l'implication des navires ciblés dans le trafic complique davantage la situation.
Les frappes en question ont eu lieu après l'annonce par le président Donald Trump, qui a revendiqué la responsabilité des attaques. Les sources militaires affirment qu'après la première frappe, une seconde attaque a été effectuée pour éliminer les survivants. Cela a provoqué l'indignation de plusieurs législateurs, qui ont qualifié ces actions de crimes de guerre. Le droit international limite strictement les attaques contre les cibles civiles et tout déguisement dans un conflit armé est strictement prohibé.
Depuis ces incidents, l'armée américaine a modifié ses tactiques, préférant utiliser des appareils militaires identifiables comme des drones pour ses opérations. Cependant, les précédents cas soulèvent toujours des interrogations sur l'efficacité et la moralité des stratégies de lutte contre la drogue.
En résumé, cette opération de frappe déguisée pourrait avoir des ramifications durables non seulement pour les États-Unis, mais aussi pour les relations internationales et le droit de la guerre, comme l’indique un rapport récent du Monde.







