En pleine offensive hivernale, la Ukraine subit des bombardements incessants, faisant au moins quatre victimes près de Kharkiv. Ces attaques ciblent les infrastructures vitales du pays, laissant de nombreux foyers privés de chauffage et d'électricité à un moment où les températures chutent brutalement.
Selon les déclarations de l'armée de l'air ukrainienne, Moscou a lancé une salve impressionnante de 25 missiles et 293 drones, touchant des régions clés, dont Kiev, Kharkiv, Zaporijjia et Dnipropetrovsk. La situation est d'autant plus préoccupante que Kharkiv, deuxième ville du pays par sa population, est régulièrement visée par des bombardements, provoquant des destructions massives... et une atmosphère de désespoir parmi les habitants.
Le matin du bombardement, des pompiers luttaient contre un incendie causé par une frappe sur un entrepôt postal à Korotytch, près de Kharkiv, qui a fait quatre morts et six blessés. En outre, un centre de soins pour enfants a également été touché, bien que sans victimes, laissant la population en état de choc. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dénoncé ces frappes comme « dépourvues de but militaire », dénonçant l'impact dévastateur sur les civils et les infrastructures essentielles.
Dans l'ensemble du pays, les coupures de courant se multiplient, affectant des centaines de milliers de foyers. Le ministère de l'Énergie a signalé de nouvelles interruptions de service à Kiev et dans sa région. « La Russie doit comprendre que le froid ne l'aidera pas à gagner la guerre », a déclaré Zelensky, appelant à une augmentation des soutiens militaires de ses alliés, notamment en matière de défense aérienne.
DTEK, l'opérateur électrique ukrainien, a fait état de près de 47 000 foyers privés d'électricité à Odessa suite aux attaques sur des installations énergétiques, mettant en lumière la gravité de la situation. Cette série de frappes représente la huitième attaque depuis octobre, avec plus de 220 agressions répertoriées sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes depuis le début de l'invasion. Des experts estiment que la ralentissement des opérations militaires pourrait être une stratégie de Moscou pour exacerber les souffrances des civils durant l'hiver, en ciblant délibérément les infrastructures critiques.
La détérioration des conditions de vie ne fait qu'alimenter le ressentiment et la résilience chez les Ukrainiens, qui continuent de faire front. Alors que les températures continuent de chuter entre -7°C et -15°C, les appels à la solidarité et au soutien international deviennent d'une importance cruciale. Les experts en géopolitique, comme le professeur Jean-Pierre Filiu, notent que « chaque attaque sur des infrastructures civiles renforce la détermination du peuple ukrainien à résister ».







