En octobre 2025, Jacqueline Jacob, grand-tante du tragiquement disparu Grégory, avait été mise en examen pour son implication supposée en tant que "corbeau" ayant clamé l'assassinat de l'enfant dans une lettre. Le parquet de Dijon a annoncé, ce vendredi 23 janvier 2026, l'ordre d'une contre-expertise stylométrique afin de vérifier les dires concernant son identité.
Cette « contre-expertise stylométrique », mettant l'accent sur l'orthographe et les tournures de phrases, a été confirmée par Philippe Astruc, procureur général à Dijon, selon des informations relayées par l'Agence France-Presse (AFP). Cela fait suite à une première analyse qui a conduit à sa mise en examen. Des experts réputés de l’École des Chartes ont été désignés par les autorités judiciaires.
D'après L’Est républicain, ces professionnels sont spécialisés dans l'identification d'auteurs anonymes, ce qui pourrait s'avérer crucial dans cette affaire complexe. Philippe Astruc indique que « le résultat n’interviendra sans doute que dans plusieurs mois ».
La mise en examen de Jacqueline Jacob, âgée de 81 ans, découle d'une série d'analyses antérieures, y compris des expertises graphologiques, qui incriminent son implication dans la sordide histoire de l'enlèvement et du meurtre de Grégory, dont le corps a été découvert il y a plus de quatre décennies, le 16 octobre 1984.
Jacqueline Jacob a été soupçonnée d'être une des figures de ce "corbeau" qui a terrorisé la famille Villemin à plusieurs reprises. Bien qu'elle ait déjà été mise en examen en 2017 pour des accusations similaires, ces poursuites avaient été annulées pour vice de forme en mai 2018. Une nouvelle lumière pourrait donc être apportée à ce mystère judiciaire.
Les nouvelles expertises, qui incluent des courriers anonymes de 1983, appellent à considérer Jacqueline Jacob comme l'une des possibles auteurs de menaces visant la famille. Des analyses stylométriques ont renforcé l'hypothèse liée à une lettre revendiquant le crime et décrivant sa volonté de vengeance, ce qui ajoute une couche de gravité à la situation.
Me François Saint-Pierre, avocat des parents Villemin, s'est montré optimiste à l'égard des capacités des experts désignés, en dépit des réserves liées à la nouveauté de la stylométrie dans le cadre judiciaire. En réponse à cette décision judiciaire, Me Berna, avocat de Jacqueline Jacob, a dénoncé l'utilisation de méthodes jugées "ésotériques" et a exprimé des doutes quant aux preuves accumulées jusqu'à présent. Dans ce contexte obscur, l'espoir d'une issue favorable reste mince.







