Le préfet des Landes se retrouve dans l'œil du cyclone suite aux accusations portées par le Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN). Ce dernier affirme avoir été témoin d’une mise à l’écart "humiliante" de la directrice départementale de la police nationale (DDPN), Agnès Mazin-Bottier, lors d'une action d'agriculteurs devant la préfecture. Selon un rapport d'ICI Gascogne, cette situation serait le fruit d'une gestion calamiteuse née d'un désaccord sur la méthode d'intervention.
En effet, Mazin-Bottier, qui a récemment annoncé sa retraite après 38 ans de service, a été accusée de ne pas avoir respecté les directives du préfet lors d'une manifestation le 11 janvier. Des membres de la Coordination rurale avaient en effet soudé une chaîne sur les grilles de la préfecture de Mont-de-Marsan, un acte perçu par la préfecture comme une menace. Le syndicat soutient que la directrice a choisi de privilégier le dialogue plutôt que l'intervention immédiate.
Une stratégie contestée
Le secrétaire général du SCPN, Frédéric Lauze, a décrit la réaction du préfet, Gilles Clavreul, comme brutale, affirmant qu'il aurait hurlé des injonctions à Mazin-Bottier. La communication par SMS sur sa mise à l'écart est également critiquée : "Vous m’avez désobéi, vous êtes démise de vos fonctions" aurait-il écrit. Une décision que le syndicat considère hors de portée des prérogatives du préfet.
Dans un communiqué, le SCPN a qualifié cet incident de "humiliant", tout en rappelant que le préfet ne détient pas d'autorité sur les commissaires. Clavreul reste ferme sur sa position, affirmant que ses décisions étaient conformes à ses responsabilités en réponse à des commandes non exécutées. Il a également demandé un rendez-vous avec le ministère de l'Intérieur afin d’aborder ce qu’il qualifie de "dérive" dans le traitement de la direction policière. Cette affaire met en lumière des tensions croissantes entre autorités civiles et nationales dans un contexte déjà sensible d'organisation et de maintien de l'ordre.
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