Le procureur de la République d'Angers, Éric Bouillard, a annoncé le samedi 21 février 2026 la mise en examen d'un policier de 53 ans, placé sous contrôle judiciaire. L'incident s'est produit le jeudi 19 février lors d'une interpellation, où l'agent a recouru à son arme à feu, sans se trouver en situation de légitime défense.
Deux enquêtes distinctes ont été ouvertes dans cette affaire. Selon le procureur, le fonctionnaire fait face à des accusations de violences avec armes par une personne dépositaire de l'autorité publique, ayant causé une incapacité de travail dépassant huit jours. Ses fonctions sur le terrain lui sont désormais interdites.
Le jour des faits, alors qu’il tentait d'interpeller un homme de 26 ans avec deux collègues, le policier a été confronté à un jet de caillou. Après avoir tenté d'utiliser des pistolets à impulsion électrique, il a effectué un tir vers le sol avant de viser le suspect, entraînant une blessure à la jambe, comme l'indique le procureur dans son communiqué.
Une mauvaise interprétation de la situation
Les images de vidéoprotection ainsi que l'examen médical de la victime révèlent que l'homme a été touché alors qu'il tournait le dos au policier, ce qui remet en question la justification de sa réaction armée. "Cela ne constitue pas un cas de légitime défense", explique Bouillard. Le policier a admis auprès des enquêteurs qu'il pouvait avoir mal évalué la situation, bien que celle-ci lui ait semblé dangereuse.
L'interpelé, connu des forces de l'ordre et placé sous curatelle, a également été entendu pour plusieurs faits, dont des violences, outrage et rébellion. Ce dernier avait été signalé par des agents de la société de transport en commun Irigo, après avoir été reconnu suite à un précédent incident de violence à Angers.
En raison des faits graves qui lui sont reprochés, il a été mis en examen et placé en détention provisoire. Ce nouvel incident soulève des questions sur l'usage de la force par les policiers lors des interpellations, alors que les incidents de ce type continuent d'alimenter le débat public en France, selon plusieurs analyses des médias locaux.







