Ce samedi à Perpignan, trois membres de la police nationale tentaient d'interpeller un individu dans un véhicule après avoir découvert des stupéfiants et de l'argent liquide. À ce moment-là, une trentaine de personnes sont intervenues, s'en prenant violemment aux agents.
Deux des policiers ont subi des blessures. Le procureur de la ville, Jérôme Bourrier, a annoncé l'ouverture d'une enquête suite à cette agression, qui a mis en lumière des faits de trafic de stupéfiants et des violences dirigées contre des représentants des forces de l'ordre.
Ce samedi, alors que les trois agents procédaient à l'interpellation, le suspect a appelé à l'aide, déclenchant une réaction massive de la foule, rapporte Le Parisien.
Des policiers "profondément choqués" par l'agression
Dans ce contexte de violence, un policier a été blessé à la tête par une barre de fer et un autre a subi des blessures aux cervicales, a expliqué Marc Dufresne, secrétaire départemental du syndicat Alliance. Il a ajouté que l'arrivée des renforts a permis aux agents de sortir de cette situation périlleuse. "Mes collègues sont profondément choqués par ce qui s'est passé", a-t-il indiqué.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a exprimé son soutien inébranlable envers les policiers blessés, soulignant que "rien ne justifie une telle violence" envers ceux qui garantissent la sécurité publique. Il a également promis une "fermeté absolue" à l'égard des responsables de ces actes.
En réaction aux déclarations du ministre, Marc Dufresne a demandé des actions concrètes : "Au-delà des paroles, on veut des actes. Comment peut-on lutter contre le trafic si on n'a pas d'enquêteurs ?" Son appel à des renforts visibles reflète un sentiment de désespoir croissant face à la montée de la violence dans les opérations de police.







