Le corps du père Christophe Guégan, curé de Ploërmel (Morbihan), disparu depuis 2024, a été découvert, selon le parquet de Lorient, ce jeudi 12 mars 2026, dans la rivière l’Ellé à Locunole (Finistère).
La procureure de la République, Laëtitia Mirande, précise que le corps a été localisé par des kayakistes : "Le 3 février 2026, un corps sans vie a été découvert dans cette zone." Cette commune était déjà au centre des investigations, car le véhicule du prêtre y avait été trouvé peu après sa disparition.
"L’identification a été difficile ; le corps présentant des signes d’une immersion prolongée," a poursuivi la magistrate, ajoutant que la confirmation de l’identité de Christophe Guégan est intervenue le 6 mars 2026.
"Aucune trace d’intervention d’un tiers n’a été trouvée. Les examens médicaux et la comparaison dentaire ont permis d’établir l'identité du défunt," a expliqué le parquet.
"26 mois dans l’angoisse et le silence"
Les autorités ont également communiqué la nouvelle à l'évêché, comme rapporté par le quotidien Le Ploërmelais. Monseigneur Raymond Centène, évêque de Vannes, a exprimé ses pensées de soutien : "Ma première pensée va à sa famille et à ceux qui ont vécu dans l'incertitude pendant tant de temps. Je pense aussi à ses collègues du ministère, touchés par cette disparition."
Disparition en 2024
Christophe Guégan a disparu dans la nuit du 17 au 18 janvier 2024, alors qu'il devait célébrer une messe à 7h20. Les sœurs dominicaines de l’Institut du Saint-Esprit ont donné l’alerte, déclenchant une enquête pour disparition inquiétante par le parquet de Lorient.
Le dernier emplacement connu de son téléphone était près de Locunolé, et sa voiture a été retrouvée abandonnée. Malgré un important déploiement de secours, comprenant des hélicoptères et des unités canines, les recherches n'ont pas abouti.
Une plainte révélée
Neuf mois après sa disparition, Le Télégramme a rapporté que le père Guégan faisait l'objet d'une plainte pour des "faits d'attouchements sexuels". Selon des informations obtenues par BFMTV, il avait été mis au courant par l'évêque la veille de sa disparition.
Monseigneur Centène a affirmé n'avoir reçu aucune plainte pour abus sexuel contre le père Guégan avant cette tragédie. La thèse du suicide, liée à la pression liée à ces accusations, semble privilégiée, comme l'indique le parquet de Lorient.
Cette affaire, empreinte de mystère et de tragédie, met en lumière les défis auxquels peuvent être confrontées les figures religieuses, exacerbant la douleur et l'angoisse pour leur entourage.







