Le kiwi, qui incarne l'identité nationale de la Nouvelle-Zélande, reste un animal rare pour ses citoyens. Au cours de la soirée du 28 avril, 300 participants ont eu l'occasion d'observer ces oiseaux à la salle des fêtes du Parlement, comme l’a rapporté l'agence Associated Press.
Ce moment marquant a permis aux spectateurs d'admirer cinq spécimens, ramenés par des bénévoles de l'association, célébrant ainsi la culmination de trois ans d’efforts pour rétablir l’oiseau à l’état sauvage dans la capitale.
Un taux de survie remarquable des poussins
Pour faciliter ce retour, le Capital Kiwi Project a relâché plusieurs kiwis dans les alentours de Wellington. Au total, l'objectif de 250 oiseaux a été atteint, et ceux-ci ont favorisé la naissance de douzaines de poussins. Selon le permis délivré par le ministère de la Conservation, 30% de ces jeunes oiseaux devaient survivre ; un objectif qui a été largement dépassé avec un impressionnant 90% de réussite.
Pour garantir leur intégration, l’association a collaboré avec la communauté locale pour créer un habitat de 24.000 hectares, où 5.300 pièges ont été installés pour protéger les poussins du principal prédateur, l'hermine.
Engagement communautaire et joie partagée
Les citoyens se sont également mobilisés par le biais de collectes de fonds et d'initiatives de sensibilisation, faisant de ce projet un véritable effort collectif. Paul Ward, le président de l’association, a même plaisanté en soulignant que plus de Wellingtoniens avaient participé que de figurants dans le Seigneur des Anneaux.
Aujourd'hui, des résidents dans des zones rurales comme Makara racontent entendre des kiwis la nuit et des cyclistes rapportent avoir croisé ces oiseaux lors de leurs randonnées.
Le maire de Wellington, Andrew Little, a déclaré dans les colonnes du Guardian : "Cela montre que même dans un environnement urbain dense comme Wellington, il est possible de restaurer la biodiversité."
Ce succès montre qu’avec un engagement collectif et des efforts soutenus, il est possible de redonner vie à des espèces menacées, renforçant ainsi l'écosystème local.







