Au cœur du Moyen-Orient, le climat de tension se durcit. De nouvelles bombardements israéliens ont conduit à la mort d'au moins 17 personnes au Liban, un événement rapporté par le ministère de la Santé libanais. Cette escalade menace le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril.
Des colonnes de fumée s'élèvent au-dessus de villages du sud du Liban alors que des avions de chasse israéliens continuent leurs opérations. Parmi les victimes, se trouvent cinq femmes et deux enfants, selon des sources officielles libanaises. Ces attaques se poursuivent, malgré les accords de cessation des hostilités établis il y a deux semaines.
Du côté israélien, les autorités affirment cibler le groupe militant Hezbollah. En vertu de l'accord, Israël se réserve le droit d'intervenir pour prévenir des menaces imminentes. Le lieutenant Sharon Kettler a été cité dans les médias : "Si une maison est chargée d'armes du Hezbollah, il est évident que c'est une maison de terroristes, pas de civils".
Des infrastructures ravagées
D'après une institution libanaise, plus de 50 000 habitations ont été détruites depuis le début du conflit. Cela inclut non seulement des immeubles résidentiels, mais aussi des infrastructures civiles. Jawad Kashmar, maire de Taybeh, a souligné : "Les mosquées sont anéanties, ainsi que des espaces publics essentiels et notre bureau du patrimoine vieux de 150 ans".
Les réfugiés se posent une question cruciale : où est passé le cessez-le-feu ? Hana Ibrahim, une Libanaise déplacée, exprime le désespoir de sa communauté : "Nos villages sont ici pour faire entendre nos voix. Nous voulons revenir chez nous et ne pas rester en marge". En attendant, aucune nouvelle réunion entre le président libanais et le Premier ministre israélien n'est à l'horizon, amplifiant la frustration des personnes déplacées.







