À Avignon, un arrêté municipal imposant la fermeture des épiceries de nuit à 22 heures est désormais en vigueur, suscitant une vive réaction des gérants concernés. Ce décret, signé par le maire Olivier Galzi, est justifié par des préoccupations liées aux nuisances sonores et à la consommation excessive d'alcool dans les zones alentour.
« L'objectif est d'améliorer la qualité de vie des habitants », assure le maire. Néanmoins, de nombreux commerçants, pris au dépourvu par cette décision, la jugent arbitraire et crient à l'injustice. En effet, la plupart d'entre eux n'a pas été informée de cette nouvelle réglementation, qui expire fin octobre 2026.
Des répercussions inquiétantes
Les propriétaires d'épiceries de nuit s'inquiètent des conséquences cette fermeture imposée. L'un d'eux a déclaré : « À ce rythme, je vais devoir mettre la clé sous la porte d'ici la fin de l'année. ». Un autre gérant explique que ces établissements jouent un rôle crucial, en particulier après la fermeture des supermarchés. « En fermant si tôt, on nous enlève notre raison d'être », s'indigne-t-il.
Un autre commerçant a encore évoqué sa situation difficile, précisant qu'il ne génère même pas 20 euros de chiffre d'affaires durant la journée, tandis que la majorité de sa clientèle arrive à partir de 21 heures. Cette mesure pourrait donc s'avérer fatale pour plusieurs d'entre eux.
Une gérante, visiblement affectée par cette décision, conclut : « Ce qu'ils cherchent, c'est d'éradiquer complètement les épiceries de nuit. Cela n'a pas de sens ! ». Une opinion partagée par plusieurs acteurs du secteur, qui voient dans cette politisation des horaires une menace pour leur activité. Pour plus d'informations sur cette situation, des solutions doivent être trouvées pour équilibrer les préoccupations de sécurité des riverains et la viabilité des entreprises locales.







