À partir du 23 mars, les membres influents de la DZ Mafia seront jugés par la Cour d’assises des Bouches-du-Rhône pour leur rôle dans un double homicide tragique survenu en 2019. Parmi les victimes figure Farid Tir, un acteur majeur du narcotrafic basé à Marseille.
Les conditions de sécurité seront particulièrement strictes autour du tribunal d’Aix-en-Provence, où six accusés devront répondre de l’assassinat de Farid Tir et de Mohamed Bendjaghlouli, tués dans l'Hôtel Formule 1 de la zone de Plan-de-Campagne le 30 août 2019.
À l'époque des faits, la DZ Mafia était encore émergente, mais le profil de certains accusés pourrait bien faire écho à leur ascension dans le milieu criminel. Au cours des trois semaines d'audience, leur rôle dans la formation et l’expansion de cette organisation notoire sera sans aucun doute mis en lumière.
Un nouveau chapitre
Le double assassinat marquait un tournant. Farid Tir, issu d'une lignée impliquée dans le narcotrafic, avait déjà vu de nombreux membres de sa famille éliminés, dont son père, Saïd, en 2011. Le meurtre a été orchestré par Karim Harat, surnommé « le Rant », qui, à l'époque, se hissait dans le milieu du narcotrafic et a depuis devenu un acteur majeur, s'occupant de commandes de rituels meurtriers même depuis Dubaï.
Aux côtés de Harat, figuraient ses lieutenants d'alors, Amine Oulane, connu sous le nom de Mamine, et Gabriel Ory, surnommé Gaby. Ensemble, ils joueront un rôle conséquent dans l'émergence de la nouvelle génération de la DZ Mafia, que les enquêteurs de la police judiciaire de Marseille vont détailler tout au long du procès.
Derrière les manigances
Ce procès est essentiel pour comprendre les origines de la DZ Mafia, création d'un univers violent en lutte pour le contrôle des zones de trafic. En 2019, Farid Tir a voulu reprendre le contrôle des affaires dans la cité de la Paternelle, mais le plan de « le Rant » était déjà en marche. L'ancien complice, Gabriel Ory, avait trahi Tir, livrant à ses agresseurs des informations cruciales, ce qui a provoqué une traque assidue.
Des conversations extraites de la messagerie cryptée Sky ECC et d'autres éléments de preuve matérielle établiront un faisceau d’indices concordants reliant les protagonistes à ce plan cynique.
La présence en cavale de figures emblématiques, comme Walid Bara, alias « Fondu », suscite également l’intérêt. Il est soupçonné d’être au cœur d’une scission au sein de la DZ Mafia, composée de factions concurrentes qui se disputent le contrôle des réseaux.
Enfin, bien qu'il ne soit pas directement impliqué dans ce procès, la réputation de Tic continuera de hanter la cour, alors que le public pourra poser des visages sur ceux qui ont contribué à installer la terreur dans le pays.
Pour en savoir plus sur les dynamiques internes de cette organisation, ne manquez pas notre article sur l’évolution du clan marseillais dans le contexte actuel.







