L'entreprise Emeis, anciennement connue sous le nom d'Orpéa, est appelée à comparaître ce jeudi au tribunal correctionnel de Carpentras dans une affaire d'homicide involontaire. En mars 2015, une résidente d'un EHPAD à Saint-Didier est décédée après avoir ingéré un "produit nocif". Plus d'une décennie après cet incident, les zones d'ombre demeurent sur les circonstances de sa mort.
Selon l'avocat de la fille de la victime, la résidente a ingéré ce produit qui se trouvait sur un chariot accessible à tous. Cela a été confirmé par la procureure de Carpentras. À l'époque des faits, la dame, qui souffrait de troubles cognitifs, a avalé la substance alors qu'elle se trouvait dans une unité protégée, pensée pour des patients atteints de maladies neurodégénératives.
Ce contexte soulève de nombreuses interrogations sur les manquements potentiels dans la prise en charge des résidents. L'avocat de la plaignante, interrogé par ICI Vaucluse, a rappelé le passé controversé de l'établissement, pointé du doigt pour plusieurs dysfonctionnements au fil des années.
La direction de l'établissement, contactée par nos soins, a choisi de ne pas faire de commentaire à l'approche du procès. Toutefois, le directeur actuel a mentionné que l'équipe gestionnaire avait changé depuis le drame survenu il y a onze ans. L'enjeu du procès sera donc d'étudier si l'EHPAD a failli dans sa mission de protection de ses résidents.







