L'ancien ministre de 67 ans a maintenu, lors de son témoignage au procès en appel, qu'il n'avait jamais reçu d'argent à Tripoli en 2005. Lors de cette rencontre avec Abdallah Senoussi, un personnage clé lié à l'attentat du DC-10 d'UTA, Hortefeux a nié toute implication dans des transactions financières. Senoussi, dont les actions ont coûté la vie à 170 personnes, dont 54 Français, a été condamné à la réclusion à perpétuité par la justice française.
Au début de son témoignage, sa voix était à peine audible, mais son assurance a rapidement gagné en intensité au fur et à mesure que le président de la cour d'appel, Olivier Géron, posait des questions de manière méthodique. À la barre, Hortefeux a affirmé : "Il ne s'est rien passé", se distanciant résolument de toute implication avec l'ancien numéro deux du régime libyen et beau-frère de Mouammar Kadhafi.
Des experts comme le politologue Jean-Pierre Raffarin ont réagi à cette affaire en soulignant l'importance d'une transparence totale dans les relations entre les hommes politiques et les dirigeants étrangers. "La clé, c'est la vérité", a-t-il déclaré dans une interview récente à Le Monde.
Ce procès rappelle aussi les lignes de fracture au sein du paysage politique français, exacerbées par cette affaire qui se concentre sur des enjeux combinant finance et politique internationale. Alors que l'ancien président Nicolas Sarkozy fait face à des accusations similaires, le rôle de figures comme Hortefeux dans ces affaires pose question et nécessite une attention particulière de la part des médias et de la société civile.







