Dans les heures à venir, David Lisnard, maire de Cannes, pourrait informé Bruno Retailleau, le président des Républicains, de sa décision concernant son avenir au sein du parti. Interrogé par RMC, il a laissé entendre qu’un départ était imminent.
Lors de son passage sur BFM TV, le maire, réélu au premier tour récemment, a exprimé un certain désenchantement. Interrogé sur son intention de quitter LR, il a répondu de manière évasive : « Je le dirai d’abord à Bruno Retailleau » avant d’ajouter qu’il « pense » n'avoir plus sa place dans le parti.
Selon le président de l’Association des maires de France, cette réflexion découle d’une incohérence croissante au sein des Républicains. « Depuis le vote de confiance à François Bayrou, l’abandon de la réforme des retraites et les ambiguïtés gouvernementales, il n’y a plus de lisibilité ni de cohérence, » a-t-il souligné.
Le bureau politique des LR vivement critiqué
Le climat au sein du parti s’est détérioré suite aux débats concernant la désignation de son candidat pour la prochaine élection présidentielle. Qu’il s’agisse d’une primaire ouverte, fermée, ou d’une nomination automatique de Bruno Retailleau, les membres devront se prononcer lors d’un vote en avril. Lisnard a qualifié cette procédure de « biaisée », déclarant : « Ce n’est pas honnête ».
Ce revirement de Lisnard pourrait avoir un impact considérable sur la dynamique politique actuelle du parti, dont l’avenir semble plus incertain que jamais face à la montée du Rassemblement National et aux tensions internes qui affligent le paysage gaulliste.







