Quatre mois se sont écoulés depuis le tragique meurtre de Mehdi Kessaci à Marseille. Dans une avancée majeure, six personnes, dont cinq hommes et une femme, ont été mises en examen le samedi 28 mars, coïncidant avec la nomination d'Amine Kessaci, frère de la victime et figure emblématique de la lutte anti-drogue, en tant qu'adjoint au maire de la ville.
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Depuis le 13 novembre dernier, lorsque Mehdi Kessaci, 20 ans et sans antécédents criminels, a été abattu en pleine rue, l'enquête a progressé. Les autorités ont interpellé dix suspects, principalement basés entre Marseille et Leroux, soupçonnés d'avoir joué un rôle logistique dans ce crime violent. Six d'entre eux ont déjà été écroués, suscitant un certain soulagement parmi les habitants de la ville.
Eddy Sid, porte-parole du syndicat de l'Unité de Marseille, a déclaré : "Il sera essentiel de déterminer les rôles de chacun : s'il s'agissait de commanditaires, d'exécutants ou de personnes ayant fourni un soutien logistique. Les magistrats devront trancher sur l'implication de chaque suspect pour savoir si des condamnations en découleront."
Le tireur et les commanditaires toujours recherchés
Les enquêteurs considèrent ce meurtre comme un acte d'intimidation ciblant son frère Amine, qui bénéficie d'une protection renforcée en raison de ses activités contre le narcotrafic. Les mises en examen interviennent à un moment crucial, alors qu'Amine Kessaci prend ses fonctions d’adjoint au maire. Les personnes écrouées sont accusées de meurtre, de tentative de meurtre en bande organisée et de participation à une association de malfaiteurs dans le cadre de la préparation d’un crime. L’enquête est loin d’être close, les autorités poursuivent activement leur recherche du tireur et des commanditaires du meurtre.







