A Saint-Macaire, une commune proche de Langon, le nouveau maire, Dominique Scaravetti, a remporté les élections municipales avec 50,68 % des voix au premier tour, le 15 mars. Toutefois, son élection est contestée par un recours déposé au tribunal administratif de Bordeaux le 20 mars, émis par un de ses colistiers, Stéphane Lhomme, qui allègue des irrégularités au cours de la campagne électorale.
En effet, alors que la liste d’opposition portée par Isabelle Buin-Bourjalliat a obtenu 49,32 % des suffrages, le différentiel de seulement 12 voix pourrait révéler des tensions sous-jacentes. Lhomme évoque des accusations de mensonges et d’irrégularités, affirmant, par exemple, que l’ancien maire a fait campagne pour une liste qui lui tenait à cœur, ce qui pourrait enfreindre les règles électorales. Dominique Scaravetti rétorque que les déclarations de son prédécesseur, bien que teintées d’un soutien, ne constituaient pas un appel explicite au vote.
Au sein de la communauté, la nouvelle a surpris certains habitants, comme Valérie, qui s’interroge sur la nécessité d’un recours alors que la marge est si mince. Pierre, un résident à la retraite, constate quant à lui qu'un travail collectif serait plus bénéfique pour Saint-Macaire, plutôt qu'une bataille juridique.
Des accusations lourdes de sens
Stéphane Lhomme ne s'arrête pas là et parle également d'une utilisation malveillante des violences faites aux femmes pendant la campagne. Il dénonce le fait qu'une adjointe au maire a relancé une vieille affaire personnelle, ce qu'il qualifie d'instrumentalisation à des fins politiques, trois jours seulement avant le scrutin. Scaravetti répond en soulignant que les manipulations de cette information sont infondées et qu'il ne peut être tenu responsable des actions individuelles des membres de son équipe.
Le nouveau maire exprime sa perplexité face à cette contestation, affirmant sa bonne foi et sa volonté d’avancer dans la transparence. Selon lui, ces accusations divulgées par ses opposants sont des tentatives pour ternir son image : « Moi, je suis sérieux, je ne triche pas, je n'aime pas ça », conclut-il. Dans ce contexte électoral tendu, une résolution rapide de ce recours pourrait s'avérer cruciale pour ramener la sérénité à Saint-Macaire.







