C'est officiel : Benoît Payan, maire de gauche de Marseille, a obtenu un nouveau mandat ce samedi, avec son collègue militant anti-narcotrafic Amine Kessaci comme quatrième adjoint. Ce succès est le résultat d'une large victoire lors du second tour des élections municipales, où Payan a récolté 54,34 % des suffrages. Sa coalition, comprenant des membres de la société civile et des écologistes, a ainsi remporté 73 sièges sur 111 au conseil municipal.
En deuxième position, le Rassemblement national, dirigé par Franck Allisio, a obtenu 40,3 % des voix, tandis que la candidate de la droite, Martine Vassal, n'a réussi qu'à totaliser 5,36 %, se contentant de quatre conseillers. Ce fossé témoigne de l'évolution des préférences politiques à Marseille, où l'extrême droite fait des avancées notables.
Une campagne intense et stratégique
Le conseil municipal a aussi voté pour les 33 adjoints au maire, parmi lesquels Amine Kessaci, qui a été menacé par le passé et bénéficie actuellement de mesures de protection policière. Michèle Rubirola, ancienne maire, et Samia Ghali, figure clé du changement politique, occupent respectivement la deuxième et la troisième place des adjoints.
Dans un discours prononcé après sa victoire, Benoît Payan a déclaré : « Dimanche dernier, les Marseillaises et les Marseillais se sont choisi un destin. » Il se positionne comme le défenseur des valeurs républicaines face à l'extrême droite, tout en soulignant l'importance d'unir la ville et de préparer son avenir. Ce discours inclut un engagement vers une ville qui embrasse son identité riche, forgée par des siècles d'histoire.
Pour lui, Marseille a besoin de « réparation » et de « rassemblement » pour surmonter ses divisions. Son objectif est de créer un environnement où la diversité est célébrée et où chaque enfant peut prospérer.
Alors que l'extrême droite a montré des résultats inédits, Franck Allisio a promis de contrer le nouveau conseil municipal, affirmant que « les Marseillais méritent un exécutif qui respecte leur dignité et leurs préoccupations de sécurité. » Ce contexte politique montre que le prochain mandat de Payan sera crucial pour définir l'avenir de Marseille.







