« Nous sommes déjà au combat après. Les élections de la métropole approchent, et les défis à relever sont nombreux », confie Laure Lavalette, députée RN, lors du conseil municipal de Toulon du 27 mars, rapporté par Valeurs actuelles. Malgré sa perte lors du second tour des municipales, où elle a obtenu 42,05 % des voix au premier tour et 47,65 % au second, elle demeure la principale force politique locale.
Le conseil a vu l'élection de Josée Massi comme maire, qui a promis de concentrer ses efforts sur la sécurité, l'accès aux soins et l'état des routes, des points déjà soulevés par Lavalette dans sa campagne. « J'ai été inspirante, car le discours de la nouvelle maire reprend l'essentiel de mon programme », souligne-t-elle.
Pour Lavalette, la véritable bataille se joue maintenant au niveau de la métropole Toulon-Provence-Méditerranée, qui aura de profonds impacts sur l'urbanisme et les transports de l'agglomération. Dans cette dynamique, la nomination du président de la métropole par l’assemblée des 89 conseillers, prévue pour le 9 avril, sera déterminante pour l'avenir politique de Toulon.
La députée RN, malgré sa défaite électorale, voit son influence amplifiée. Avec ses colistiers au sein de la métropole, elle vise à se poser en alternative solide face à l'administration de Massi. Les attentes de ses soutiens sont élevées, comme le souligne l'un de ses associés : « Elle incarne encore l'espoir pour beaucoup d'électeurs. »
Pour Lavalette, la route vers les élections présidentielles de 2027 commence dès aujourd'hui. Elle appelle à unir les forces de droite pour maximiser l'impact des projets qu'elle défend. Les échos de la campagne municipale préfigurent d'une volonté de la députée de solidifier sa base électorale, tout en continuant à fidéliser ceux qui croient en ses idées.
Cette situation politique, elle en est consciente, représente autant un défi qu'une opportunité. Reste à voir si le RN saura capitaliser sur ce positionnement en mêlant pragmatisme et ambitieuses réformes.







