Installé en tant que maire de Nice ce 27 mars, Éric Ciotti a affirmé son intention de "reconquérir Nice rue par rue, quartier par quartier". Il a qualifié sa victoire d'alliage entre droite et extrême droite comme "une espérance" pour la France.
"Ce qui s'est produit dimanche dépasse notre seule cité, nous avons prouvé qu'un grand rassemblement est possible quand le cap est clair", a déclaré Ciotti, reconnaissant la victoire comme un reflet d'expectation pour l'ensemble du pays.
La priorité à la sécurité
Dans son discours inaugural devant une assemblée enthousiaste, Ciotti a réaffirmé l'importance de la sécurité, projetant de doubler le nombre de policiers sur le terrain dans les 18 mois à venir. Renforçant son message, il a fait référence à la situation à Saint-Denis où des policiers vont se retrouver désarmés, les qualifiant "de cibles pour des extrémistes". "Nous devons accueillir des policiers de Saint-Denis", a-t-il insisté, convaincu de leur valeur pour rétablir l'ordre à Nice.
Une petite manifestation a eu lieu à l'extérieur du conseil municipal, où quelques personnes accusaient Ciotti de troubler l'ordre public, un écho de tensions qui planent sur ce moment d'énoncé de pouvoir.
Un engagement profond
Saluant son prédécesseur, Christian Estrosi, qui a renoncé à la vie politique locale, Ciotti a exprimé son profond respect et sa reconnaissance : "Consacrer 18 ans à la tête de notre ville appelle le respect".
Les électeurs ont massivement plébiscité Ciotti avec 48% des suffrages lors de ce second tour, marquant ainsi une forte préférence face à Estrosi, qui a obtenu 37%. La majorité, selon plusieurs analystes politiques, témoigne du désir de changement des niçois, en proie à des enjeux sécuritaires et sociaux pressants.
Au-delà des déclarations politiques, Ciotti prévoit également des initiatives pour préparer les commémorations du dixième anniversaire de l'attentat sur la Promenade des Anglais, soulignant l’importance de se souvenir tout en construisant un avenir plus serein pour la ville.
Pour renforcer ses engagements, il a promis d’écouter et de respecter l’opposition, rompant avec les décisions unilatérales qui ont pu poser problème dans le passé. "L’honorabilité de ma position me pousse à bâtir un consensus pour le bien de notre ville", a-t-il conclu.







