Téhéran a récemment déclaré avoir mobilisé plus d'un million de combattants pour faire face à une éventuelle offensive des États-Unis. Ce chiffre notable, basé sur les forces armées régulières, les Gardiens de la révolution et diverses milices, mérite une attention particulière.
Selon les révélations de l'agence de presse iranienne Tasnim, relayées par TF1 Info, Téhéran aurait déjà enregistré un « afflux massif » de jeunes Iraniens désireux de participer à cette mobilisation, signifiant une intense volonté de défendre le pays en cas d'affrontement terrestre.
Bien que ces prétentions soient impressionnantes, elles soulèvent des questions sur leur véracité. D'après un rapport de l'Institut international d'études stratégiques (IISS), avant la montée des tensions, l'Iran comptait environ 610 000 militaires, dont 350 000 issus de l'armée régulière et près de 190 000 provenant du Corps des Gardiens de la révolution.
Les Bassidji : un potentiel caché pour l'Iran
Le régime iranien dispose également des Bassidji, une milice comptant environ 600 000 membres. Fondée sous l'ordre de l'ayatollah Khomeiny après la révolution de 1979, cette force paramilitaire se compose principalement de civils volontaires, appuyés par des unités professionnelles moins nombreuses mais mieux armées.
Ainsi, bien que sur le papier l'Iran puisse mobiliser plus d'un million de combattants lors d'une escalade du conflit, il est important de noter qu'une part significative de ce chiffre pourrait inclure des civils non entraînés, plutôt que des soldats professionnels. Un ancien analyste militaire, interrogé par Valeurs Actuelles, souligne que cette mobilisation, bien qu'impressionnante, pourrait n'être qu'une réponse symbolique à une menace perçue plutôt qu'une réelle capacité militaire.
En somme, alors que l'Iran mise sur une démonstration de force, les critiques et experts envisagent cette stratégie comme une tactique de communication avant tout, visant à illustrer l'unité nationale face à des menaces extérieures.







