Aurélie S., âgée de 44 ans, a été condamnée le 27 mars à 25 ans de réclusion criminelle pour la mort tragique de deux de ses enfants qu’elle avait placés dans un congélateur. Les jurés n'ont pas jugé son acte volontaire, mais l'ont reconnue coupable de privation de soins ayant entraîné la mort des bébés, nés respectivement en 2018 et 2019.
Lors du procès, Aurélie a reconnu avoir placé ses bébés au congélateur sans avoir tenté de les réanimer, une décision prise sous le coup de l'angoisse, selon ses dires. Elle a expliqué que son geste visait à dissimuler la réalité à ses trois autres filles. La présidente de la cour, Laurène Dorlhac, a sévèrement critiqué son manque d'empathie et son incapacité à faire face aux conséquences de ses actes, regrettant que le procès n'ait pas apporté les réponses nécessaires.
Une tragédie familiale
L'accusée a témoigné avoir perdu pied face à la situation. Le premier enfant, une petite fille prénommée Allia, est décédé peu après sa naissance, laissant Aurélie éluder sa responsabilité en avançant des explications contredites par les expertises médicales. Pour le deuxième bébé, les médecins n'ont pu déterminer la cause de la mort, alimentant les doutes sur l'état émotionnel de cette mère, souvent qualifiée de perturbée dans les médias.
Des précédents marquants existent en France, comme l'affaire Dominique Cottrez, condamnée en 2015 pour avoir tué huit nouveau-nés. Ces affaires soulignent un problème plus large de santé mentale et de parentalité. D’après les experts, des altérations du discernement maternel sont souvent à l’origine de telles tragédies, renforçant la nécessité de mieux identifier et soutenir les parents en détresse.







