La cour d'assises du Vaucluse a infligé, ce vendredi 27 mars 2026, une peine de 25 ans de réclusion criminelle à Aurélie S., mère des deux nourrissons découverts congelés dans son appartement à Bédoin fin 2022. Après plus de cinq heures de délibération, la cour a reconnu la mère coupable de « privation de soins ayant entraîné la mort ». France Bleu
Âgée de 44 ans, Aurélie S. a toujours nié avoir causé la mort de ses enfants. La qualification de meurtre n'a pas été retenue contre elle. Elle comparaissait devant le tribunal depuis le début de la semaine, accusée d'un acte tragique qui a profondément choqué l’opinion publique.
En parallèle de sa lourde peine, Aurélie S. devra observer un suivi socio-judiciaire de cinq ans, avec interdiction d'exercer toute activité auprès de mineurs, et perd son autorité parentale. À la prononciation du verdict, elle n'a montré aucune émotion, restant totalement stoïque.
Un verdict au-delà des prévisions
Lors des réquisitions, l'avocat général Alain Chemama avait demandé une peine de 18 ans, qualifiant Aurélie de « mère qui ne le sera jamais ». Les avocats de la défense, Maîtres Rémy Goehrs et Charlotte Bres, avaient plaidé pour l'acquittement, arguant que les preuves manquaient pour une condamnation aussi sévère.
Tout au long de l'instruction et du procès, la mère a maintenu que bien qu'elle n'ait pas intentionnellement tué ses enfants, les conséquences de ses actions, ou de son inaction, avaient conduit à cette tragédie. « Je ne les ai pas tués, mais c'est les conséquences de mes non-actes », a-t-elle déclaré lors de son interrogatoire.
Les experts juridiques conviennent que les deux bébés, désignés dans le dossier comme X1 et X2, étaient nés vivants et en bonne santé, sans malformation, avant la mise en congélation. Cette affaire tragique a soulevé de nombreuses questions sur la santé mentale de la prévenue et la protection des enfants, comme l'indique Le Monde.







