Le 27 mars, moins d’une semaine après son élection, Emmanuel Grégoire, nouveau maire socialiste de Paris, a exprimé sa volonté de supprimer les frais de représentation des maires d’arrondissement et de réduire de moitié ses propres frais.
A peine installé dans ses fonctions, Emmanuel Grégoire aborde une question sensible, longtemps débattue lors du précédent mandat. Dans une entrevue avec le Parisien, il a déclaré vouloir mettre un terme aux frais de représentation des maires d’arrondissement, fixés à 11 092 euros par an. Cette enveloppe a suscité de vives critiques durant le mandat antérieur.
Le nouvel édile, au lieu de profiter de l’intégralité des 19 720 euros annuels alloués à ses propres frais, a promis de réduire cette somme de moitié. De plus, il s’engage à établir "des règles extrêmement strictes" concernant ces dépenses. Néanmoins, ces propositions devront recevoir l'aval du Conseil de Paris, que Grégoire anéantira prochainement.
Des notes de frais controversées
Il convient de rappeler que son prédécesseur, Anne Hidalgo, a été critiquée pour des dépenses extravagantes, révélées par Mediapart et l’association Transparence citoyenne. Elle aurait dépensé plus de 200 000 euros pour ses frais de représentation, incluant robes de luxe et voyages à l'étranger.
Au sein de la majorité sortante, l’ex-maire du XVIIIe arrondissement avait également suscité la controverse en justifiant plus de 35 000 euros de dépenses pour des repas gastronomiques. D’autre part, la maire des Républicains du VIIe arrondissement, Jeanne d’Hauteserre, avait également été remise en cause, défendant des dépenses similaires en invoquant l'élégance nécessaire dans un quartier aussi prestigieux.







