Ce dimanche 29 mars 2026, le carnaval de la Plaine à Marseille a pris une tournure inattendue. Bien que l'événement ait débuté dans une ambiance festive et conviviale, la fin du rassemblement a été marquée par des incidents regrettables. Au moins sept personnes ont été interpellées et quatorze membres des forces de l'ordre ont été légèrement blessés, comme l'indique un communiqué de la préfecture de police.
À l'origine de ces tensions, la décision de la préfecture d'interdire toute activité allant au-delà de 19 heures. Les festivités, malgré des considérations peu respectées, ont naturellement débordé, et des affrontements ont éclaté après l'évacuation de la place Jean Jaurès prévue à 21 heures. Selon ICI Provence, les agents ont signalé que des manifestants ont réagi aux sommations de la police par des jets de bouteilles en verre et des slogans hostiles.
En effet, lorsque les forces de l’ordre ont entamé l’évacuation, des tensions sont montées. "À 21h10, les sommations ont été effectuées, et nous avons dû procéder à l'évacuation", a déclaré un représentant des forces de l'ordre. Cependant, certains fêtards ont manifesté leur mécontentement par des actes violents, allant jusqu’à utiliser des mortiers d'artifice, conduisant les CRS à déployer des moyens de dispersion. Le chaos a culminé avec un scooter incendié rue Saint-Savournin, ajoutant à la gravité de la situation.
Des centaines de CRS et une présence massive de policiers en civil avaient été mobilisés pour encadrer le carnaval et s’assurer du respect des interdictions. Malgré cela, plusieurs feux d’artifice et fumigènes ayant été aperçus au cours de la journée, la sécurité n’a pas pu empêcher les débordements. Pour beaucoup de spectateurs, cette dérive a terni l'image d'un événement habituellement festif.
La nuit a finalement vu la dispersion totale de la foule à 22h30 après une gestion critique de la situation par les forces de l’ordre. À la clôture de l'événement, le bilan était sévère avec des interpellations et des blessés à déplorer, créant des interrogations tant du côté des autorités que du public sur la nécessité d’une meilleure régulation des festivités à l'avenir.







