Le 31 mars, Donald Trump a violemment critiqué la France, l'accusant de ne pas coopérer dans la guerre contre l'Iran, ce qui intensifie les tensions déjà présentes entre Paris et Washington. Dans le même temps, l'ONU exprime des inquiétudes concernant une potentielle annexion israélienne du Sud-Liban.
Dans un post sur son réseau social Truth Social, Trump a affirmé que la France avait fait preuve "de très peu de coopération" en interdisant le survol de son espace aérien par des avions militaires se rendant en Israël. Il a menacé que les États-Unis "s'en souviendraient", ciblant directement Emmanuel Macron. En réponse, l'Élysée a exprimé son étonnement face à ces accusations.
La présidence française a rappelé que cette décision était en accord avec sa position depuis le début du conflit, le 28 février. Comme le rapporte Le Monde, la France n'a pas interdit tous les survols, contrairement à l'Espagne qui a fermé son espace aérien aux avions américains. Selon une source diplomatique, les avions doivent obtenir des autorisations préalables, mais les missions de soutien des États-Unis ont lieu sur les bases françaises.
Parallèlement, Israël a décidé de cesser ses importations de matériel militaire français, marquant ainsi un alignement plus ferme avec Washington.
Washington en quête d'une sortie de crise
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré que les jours à venir seraient cruciaux pour le conflit, précisant que la situation pourrait s'intensifier si aucun accord n'était atteint. Trump a même annoncé que les troupes américaines quitteraient l'Iran dans les deux à trois semaines à venir.
Un enlèvement choquant en Irak
La journaliste américaine Shelly Kittleson, collaboratrice du média al-Monitor, a été enlevée en Irak par un groupe pro-Iran. Le secrétaire d'État adjoint, Dylan Johnson, a confirmé qu'un individu lié au mouvement milicien Kataib Hizballah a été arrêté par les autorités irakiennes.
Le Liban face à de graves menaces d'occupation
Tom Fletcher, secrétaire général adjoint des Nations unies pour les affaires humanitaires, a exprimé ses craintes concernant une possible occupation du Liban, similaire à celles rencontrées dans la bande de Gaza. L'État hébreu envisage d'établir une "zone de sécurité" au Sud-Liban pour se protéger des milices, alors que les autorités libanaises dénoncent cette invasion.
Des incidents récents, incluant l'intimidation du général français Paul Sanzey, chef de l'état-major de la Finul, par des militaires israéliens, intensifient la tension dans la région. Alors que la violence persiste, les appels à la paix se font de plus en plus urgents.







