La loi de programmation militaire : l'heure des choix cruciaux pour l'armée française

Une hausse significative du budget, mais des choix contestés concernant le format des forces.
La loi de programmation militaire : l'heure des choix cruciaux pour l'armée française
La flotte de Rafale devrait rester bloquée à 225 appareils. © Crédit photo : YOAN VALAT / AFP

Ce mercredi, en Conseil des ministres, Catherine Vautrin, la ministre des Armées, présentera un projet de loi important, annoncé par Emmanuel Macron en janvier, visant à amplifier le budget des forces armées de 36 milliards d'euros pour la période 2024-2030. Ce texte, dont les détails ont été révélés par Sud Ouest, a pour ambition d’accélérer le réequipement militaire.

Bien que la consommation budgétaire s'accroisse, plusieurs experts mettent en exergue une faible évolution du format des armées. En effet, si cette enveloppe supplémentaire est adoptée, les crédits de la défense auront doublé depuis l'entrée d'Emmanuel Macron à l'Élysée en 2017. Toutefois, des interrogations persistent concernant la capacité des forces militaires à mener des combats de grande échelle, comme les conflits observés actuellement en Ukraine et au Moyen-Orient. Lors de son analyse, le général Jean-Marc Laurent souligne : "Depuis 2017, le budget a augmenté, mais cela ne se traduit pas par une amélioration des capacités opérationnelles. Nous avons moins de militaires et d'équipement qu'à l'époque."

Des moyens limités malgré des investissements

La flotte de Rafale, par exemple, demeurera à un plafond de 225 avions, ce qui soulève des questions quant à l'équilibre entre investissements et besoin d'augmentation effective des forces. Le même constat s'applique aux chars Leclerc, limités à 200 unités, malgré leur modernisation. Cette loi, déjà critiquée, vise à renforcer les munitions, les rendant plus nombreuses et diversifiées, mais pas à élargir significativement la taille des forces. Les munitions téléopérées et guidées notamment, devraient connaître une augmentation drastique d'ici 2030.

Alertes sur la guerre de masse

Le général Fabien Mandon a récemment averti sur la nécessité de se préparer à un "choc" dans les trois à quatre prochaines années. Son avis est partagé par de nombreux analystes et militaires qui mettent en avant l'insuffisance des ressources pour faire face à une guerre de haute intensité. La France, selon le général Laurent, n'est pas préparée à un conflit qui exige de lourdes pertes humaines, même si les capacités de dissuasion nucléaire sont considérées comme un point fort. Il conclut : "Nous sommes capables d'opérations ciblées, mais pas d'un combat prolongé avec de nombreuses pertes."

À ce jour, la modernisation semble être la seule voie explorée, tandis que les inquiétudes persistent quant à la vraie efficacité de la loi de programmation militaire face aux menaces croissantes.

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