Ce dimanche 12 avril, à son retour de Floride, Donald Trump a affirmé aux médias que, peu importe si l'Iran décide de reprendre les négociations, cela ne l'affecte guère. "Je n'en ai rien à faire s'ils reviennent ou non. Cela ne me dérange pas", a-t-il déclaré à la base militaire d'Andrews.
Les pourparlers, qui se sont prolongés pendant plus de 20 heures à Islamabad, se sont soldés par un échec, laissant des incertitudes sur le respect d'une trêve temporaire. Le Pakistan, agissant en tant que médiateur, a appelé à la préservation de cette trêve.
Les enjeux nucléaires en question
JD Vance, un haut fonctionnaire américain, a attribué l'échec des discussions à la question cruciale du programme nucléaire iranien. Bien qu'il n'ait pas mentionné la situation dans le détroit d'Ormuz, ce passage, vital pour l'économie mondiale, est déjà en partie paralysé à cause des tensions, augmentant ainsi la volatilité des prix des hydrocarbures.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne a décrit les problèmes liés aux négociations comme étant particulièrement ardues. En réponse à l'échec des pourparlers, Trump a déclaré qu'un blocus américain du détroit d'Ormuz serait instauré, dénonçant la réticence de l'Iran à abandonner ses ambitions nucléaires.
Malgré un apparemment bon déroulement des discussions à Islamabad, Trump a réaffirmé qu'il était préparé à frapper les infrastructures énergétiques iraniennes, dénonçant Téhéran pour son refus d'accepter des concessions sur le dossier nucléaire, un point que l'Iran a vigoureusement démenti. En effet, les États-Unis basent leur offensive lancée en collaboration avec Israël sur le fantasme d'une Iran nucléarisée, ce qui a conduit à un conflit très meurtrier, notamment en Iran et au Liban, perturbant l'équilibre économique global.







