Face à une montée de l’incertitude financière et à des budgets de vacances réduits, le tourisme français connaît une belle dynamique, marquée par un bond significatif des intentions de départ. Une récente étude menée par Ipsos pour Europ Assistance révèle que 68 % des Français prévoient de passer une partie de leurs congés en France, une augmentation de 15 points comparé à l'année précédente.
Alors que les destinations à l'étranger perdent en popularité, les voyageurs français optent pour des vacances plus courtes, avec une durée moyenne tombant à 1,9 semaine, contre 2,1 ans plus tôt. "Les Français adaptent leurs choix face à la hausse des prix et aux incertitudes géopolitiques", souligne Francine Abgrall, directrice de la ligne métier voyage chez Europ Assistance.
Les voyages à l'étranger sont désormais planifiés par seulement 49 % des sondés, marquant une chute de 15 points. L’environnement politique est devenu crucial dans le choix des vacances, avec 40 % des Français le considérant déterminant, contre 33 % en 2024.
Une préférence marquée pour des destinations locales
Les régions les plus prisées en France incluent la Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui domine avec 20 % des intentions de voyages, suivies de l'Occitanie et de la Bretagne, toutes deux à 16 %. Les destinations hors de France restent inchangées, avec l'Italie, l'Espagne, et la Grèce en tête, tandis que le Canada fait son entrée dans le top 5 après le départ des États-Unis.
Amanda Keravel, directrice éditoriale chez Le Routard, remarque également cette tendance : "Dans certaines contrées européennes comme la Slovénie ou l’Albanie, nous observons une hausse des ventes de guides." Côté français, les régions en vogue sont la Corse et la Normandie, illustrant cette nouvelle tendance vers le local.
Néanmoins, des inquiétudes persistent. Selon un communiqué de l'Alliance France Tourisme, il y a un net ralentissement dans les départs, avec seulement 37 % des Français affirmant être certains de partir, un chiffre en recul de 13 points par rapport à l'année précédente. "Malgré un certain engouement pour les vacances, les incertitudes économiques pèsent sur les résultats globaux", conclut l’Alliance.







