Alors que Donald Trump a fait une entrée remarquée au sommet du G7 à Évian lundi, il arrive avec un élan de confiance, suite à un accord avec Téhéran. Le président français, Emmanuel Macron, et d’autres dirigeants présents espèrent rétablir rapidement la sécurité autour du détroit d'Ormuz, un passage maritime vital, sans frais de passage imposés par l'Iran.
Bien que les détails de l'accord n’aient pas été dévoilés, Trump est attendu par ses homologues pour clarifier ces enjeux dès le dîner d’ouverture du sommet. Ce moment crucial se déroulera en présence des leaders des pays partenaires, y compris l'Égypte, les Émirats arabes unis et le Qatar.
Le chef de l'État américain a atterri à Genève avant de rejoindre Évian en hélicoptère, accompagné de son secrétaire d'État Marco Rubio et de son ministre des Finances Scott Bessent. Il a été précédé par le Premier ministre britannique Keir Starmer et le Premier ministre canadien Mark Carney. Les Premières ministres italienne et japonaise ainsi que le chancelier allemand Friedrich Merz sont attendus ultérieurement.
Outre les tensions au Moyen-Orient, le sommet abordera plusieurs sujets sensibles comme le commerce, la technologie et la situation en Ukraine. La dynamique des discussions sera largement influencée par les décisions imprévisibles du président américain, notamment sa rencontre bilatérale avec Macron prévue plus tard dans la journée.
Avant son arrivée, Trump a menacé d'imposer des droits de douane sur les vins français si Paris n’abroge pas la taxe sur les grandes entreprises technologiques telles qu'Apple et Google. Une position qui a suscité une réaction énergique de la part de Macron, qui souhaite faciliter le dialogue pour garantir une coopération constructive.
- "De manière pacifique" -
Concernant l'Iran, Macron a salué l'accord comme un pas positif, tout en proposant la mise en place rapide d'une mission internationale, coordonnée par Londres et Paris, pour sécuriser le détroit d'Ormuz. "Nous devons garantir une réouverture pacifique et durable", a-t-il affirmé dans une interview à TF1, ajoutant que le porte-avions Charles-de-Gaulle pourrait être déployé dans les jours à venir avec le soutien des États-Unis et de l'Iran.
Le président français a également insisté sur l'absence de péage iranien pour le passage d'Ormuz, évoquant les principes du droit international afin d'éviter toute augmentation des prix. Selon Trump, des navires "commençaient à sortir" du détroit d'Ormuz, à travers une publication sur son réseau Truth Social.
Les autres pays du G7, à l'exception des États-Unis, avaient refusé de s'engager dans un conflit au Moyen-Orient, une position qui a provoqué la colère de Trump. Par ailleurs, depuis Téhéran, le ministère des Affaires étrangères a exprimé sa méfiance persistante envers les États-Unis, déclarant que l'accord de Genève ne vise qu'à atténuer les tensions.
- Pression sur Moscou ? -
Concernant la crise ukrainienne, il n'est pas encore sûr que Trump, désireux de se concentrer sur le Moyen-Orient, soit sensible aux demandes de Volodymyr Zelensky de répondre fermement à Moscou après de récentes attaques, qui ont entraîné la mort d’au moins neuf personnes et endommagé une cathédrale historique à Kiev.
Mardi, Trump participera à une session avec son homologue ukrainien, une rencontre teintée de tensions. Macron et d'autres dirigeants européens affirmeront l'importance de soutenir l'Ukraine et d'imposer de nouvelles sanctions à la Russie pour la pousser à négocier.
Zelensky a également suggéré une rencontre avec Vladimir Poutine lors du G7, mais a averti que la Russie n'était pas prête à engager des pourparlers. Après avoir été un interlocuteur privilégié de Trump, Macron, qui préside le sommet, fait montre d'une certaine opposition tout en tentant de maintenir un climat cordial.
Enfin, après la conclusion du sommet à Évian, un dîner à son honneur sera organisé mercredi au château de Versailles.







